Publié le 11 janvier 2026. Une exposition exceptionnelle au Musée ALT.1 Hyundai de Séoul dévoile pour la première fois en Asie une sélection de 52 chefs-d’œuvre du Toledo Museum of Art, offrant un panorama de 300 ans de peinture européenne, de Rembrandt à Goya.
- L’exposition « De Rembrandt à Goya : Chefs-d’œuvre du Musée d’Art de Tolède » présentera des œuvres majeures du baroque au romantisme.
- Le célèbre tableau rococo de Jean-Honoré Fragonard, « Le Jeu de la capture des noirs », sera l’une des pièces maîtresses de l’événement.
- L’exposition met en lumière l’évolution des courants artistiques et leur reflet dans la société européenne.
Le Musée d’Art de Tolède, dans l’Ohio (États-Unis), partage pour la première fois à grande échelle son riche héritage de peintures européennes avec le public asiatique. L’exposition, qui s’ouvrira le 21 mars au Musée ALT.1 Hyundai à Yeongdeungpo-gu, Séoul, rassemblera 52 œuvres soigneusement sélectionnées parmi les 30 000 pièces de la collection centenaire du musée américain.
Parmi les œuvres présentées, on pourra admirer « Le Jeu de la capture des noirs » (1745) de Jean-Honoré Fragonard, un emblème de l’art rococo du XVIIIe siècle. Cette œuvre, caractérisée par ses coups de pinceau élégants et sensuels, dépeint une scène galante où un amant chatouille la joue d’une femme, tandis qu’un enfant, symbole de Cupidon, observe la scène. Les couleurs vives et les fleurs printanières contribuent à l’atmosphère romantique et pastorale prisée par l’aristocratie de l’époque, en contraste avec la solennité et les tons sombres du baroque du siècle précédent.
L’exposition ne se limitera pas au rococo. Les visiteurs pourront également découvrir « La Prière à Gethsémani » d’El Greco, une œuvre représentative du maniérisme, un courant artistique qui a fait la transition entre la Renaissance et le baroque, ainsi que « Jeune homme au chapeau à plumes » de Rembrandt van Rijn, un maître du baroque hollandais. L’œuvre romantique « La charrette et les enfants » de Francisco Goya et une version miniature du « Serment des frères Horace » de Jacques-Louis David, figure emblématique du néoclassicisme, seront également exposées.
Au-delà de la beauté des œuvres, l’exposition offre un aperçu du contexte social et historique de leur création. « Le Retour de Colomb » (1839) d’Eugène Delacroix, par exemple, illustre l’époque des grandes explorations et le pillage des richesses du « Nouveau Monde », tandis que des natures mortes comme celle de Maria van Osterwijk (1685) témoignent des échanges commerciaux et culturels de l’époque.
L’exposition met également en évidence l’évolution de la peinture de paysage, notamment à travers l’œuvre de John Constable. Son tableau « Arundle Mill and Castle » (1837) illustre l’importance croissante de la peinture en plein air et l’observation directe de la nature, une pratique qui allait influencer l’impressionnisme. Selon le conservateur Kim Do-hyeon, les artistes de cette époque ont commencé à s’éloigner de l’atelier pour capturer les effets de la lumière et les changements atmosphériques sur le paysage.
L’exposition « De Rembrandt à Goya : Chefs-d’œuvre du Musée d’Art de Tolède » est organisée par Culture & iLeaders et bénéficie du soutien de l’ambassade des États-Unis en Corée et du grand magasin Hyundai. Kang Mi-ran, PDG de Culture & iReaders, a souligné l’importance de ces œuvres dans l’histoire de l’art européen. L’exposition sera ouverte au public jusqu’au 4 juillet.
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