Publié le 25 décembre 2025 à 22h45. La série comique britannique Les garçons de Mme Brown continue de susciter la controverse, avec un spécial de Noël particulièrement critiqué pour son humour jugé vulgaire et son manque d’originalité, soulevant des questions sur les choix de programmation de la BBC.
- Le spécial de Noël 2025 de Les garçons de Mme Brown a été qualifié de particulièrement mauvais, atteignant de nouveaux sommets de manque d’humour.
- Une scène impliquant des conversations sur les organes génitaux féminins a été jugée particulièrement choquante et artificielle.
- L’auteur critique l’absence de créativité et de finesse dans l’écriture et le jeu des acteurs, comparant la série à des productions comiques plus anciennes et moins ambitieuses.
Pour des raisons professionnelles, l’auteur a été amené à regarder une quantité importante de Les garçons de Mme Brown, une série qui semble inexplicablement populaire auprès du public britannique. L’expérience a été comparée à la thérapie d’aversion subie par le personnage d’Alex dans Une orange mécanique, une œuvre où la violence est combattue par une exposition forcée à des images choquantes.
Le point culminant de cette critique acerbe est le spécial de Noël 2025, qui, selon l’auteur, descend bien en dessous des standards déjà bas de la série. Une séquence particulièrement regrettable met en scène Mammy (jouée par Brendan O’Carroll) en conversation avec ses amies Winnie McGoogan (Eilish O’Carroll) et Birdie Flanagan (June Rogers) dans un pub. La discussion, débutant innocemment avec l’achat d’une bougie parfumée par Winnie, prend une tournure inattendue et embarrassante en abordant le sujet de leurs propres organes génitaux.
L’auteur souligne le caractère artificiel des euphémismes utilisés par les personnages. Winnie préfère l’expression « ladygarden », tandis que Birdie utilise le terme « miaou miaou », un argot plus associé à la drogue qu’à l’anatomie féminine. Malgré cela, ces références suscitent une réaction d’enthousiasme du public, comme si elles étaient des annonces révolutionnaires. La scène se conclut par une blague de Mammy, qui compare son vagin à une « bourse de Sainte Brigitte », puis, après la naissance de son fils Dermot, à une « musette de Sainte Brigitte ». L’auteur juge cette blague particulièrement étrange, même pour un homme déguisé en femme.
Une autre tentative d’humour jugée ratée est celle impliquant le grand-père (Dermot O’Neill) recevant un casque de réalité virtuelle pour Noël. La scène culmine avec lui simulant un rapport sexuel avec une dinde crue sur la table de la cuisine, avant de tomber de manière peu convaincante. L’auteur y voit une preuve supplémentaire de l’incapacité de l’équipe de Les garçons de Mme Brown à créer un burlesque même basique.
L’auteur exprime une certaine nostalgie pour des émissions comiques plus anciennes, comme Le spectacle de Benny Hill, bien que reconnaissant ses propres défauts, ou même pour des productions plus modestes comme Little and Large. Il critique le manque de qualité de la production actuelle, la comparant à des émissions des années 1970.
Malgré ces critiques sévères, Les garçons de Mme Brown continue d’attirer un public suffisamment important pour justifier sa diffusion sur BBC One le jour de Noël et du Nouvel An, même si la plupart des téléspectateurs sont alors inconscients. L’auteur ne blâme pas les téléspectateurs, mais s’interroge sur les raisons pour lesquelles la BBC continue de financer cette série avec l’argent public, et pourquoi les scénarios restent si paresseux et les acteurs si peu convaincants.
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