Battu par Lyon en Ligue Europa, le RSC Anderlecht s’interroge sur sa hiérarchie au milieu de terrain après la prestation difficile de Roméo Amane et l’entrée remarquée de Marco Kana, relançant les débats tactiques de l’entraîneur Vítor Bruno pour la suite de la compétition européenne.
La défaite concédée face à l’Olympique Lyonnais lors de la première journée de la phase de ligue de la Ligue Europa laisse des traces dans les rangs anderlechtois. Le club belge s’est incliné sur le score de 1 à 2 au terme d’une prestation jugée particulièrement inconstante par le staff technique. La première période a mis en lumière de sérieuses difficultés dans l’entrejeu, tandis que la seconde a offert un visage nettement plus séduisant aux supporters des Mauves.
Les difficultés de Roméo Amane lors du choc européen
Titularisé d’entrée pour ce rendez-vous continental, Roméo Amane a vécu une soirée compliquée. Recruté pour un montant de cinq millions d’euros hors bonus en provenance du Rapid Vienne, l’international ivoirien de 23 ans peinait à trouver ses repères sur la pelouse. Connu pour un profil de travailleur infatigable, un coureur doté d’un volume de jeu important, il s’est retrouvé dans la position délicate de devoir endosser le costume de chef d’orchestre technique au milieu du terrain.
Cette mission s’est avérée délicate. Le milieu de terrain anderlechtois a montré de vraies lacunes balle au pied durant les quarante-cinq premières minutes, multipliant les touches de balle superflues et les passes perdues face à l’impact lyonnais. Arrivé récemment sans avoir pu effectuer une préparation complète avec sa nouvelle équipe, le milieu défensif subit logiquement un temps d’adaptation naturel dans le championnat belge et sur la scène européenne.
L’impact décisif de Marco Kana après la pause
Conscient du déséquilibre tactique, l’entraîneur Vítor Bruno a choisi de trancher dès la mi-temps en sortant sa recrue estivale pour lancer Marco Kana dans la bataille. Le produit de la formation de Neerpede a immédiatement insufflé une dynamique nouvelle, affichant une maîtrise technique et une capacité à fluidifier la circulation du ballon en une ou deux touches qui manquaient cruellement à l’équipe avant le repos.
L’apport de celui que certains observateurs qualifient de Professeur
relance instantanément la question de la hiérarchie au sein de l’effectif. Contrairement à son coéquipier, Marco Kana possède l’avantage indéniable de connaître parfaitement le club, les exigences du championnat belge ainsi que les principes de jeu prônés par son entraîneur, lui permettant d’évoluer sans temps d’adaptation.
Les choix de Vítor Bruno et la gestion de l’effectif
En conférence de presse d’après-match, le technicien a tenu à désamorcer toute polémique autour de sa gestion humaine et tactique, tout en expliquant les motivations derrière ses décisions de composition et de remplacement.

La situation ressemble à s’y méprendre à un problème de riche pour le staff technique anderlechtois. Avec un investissement important consenti pour attirer le milieu ivoirien, la direction sportive attend de voir son joueur s’imposer sur la durée. Néanmoins, la concurrence s’annonce rude, d’autant que d’autres profils comme Ilias Koutsoupias s’avèrent également disponibles au sein d’un effectif dense, bien que le milieu grec reste pour l’instant non qualifié pour les joutes européennes.
Pour Roméo Amane, le défi des prochaines semaines consistera à prouver qu’il peut apporter une plus-value technique que ses concurrents directs ne possèdent pas. Pour Marco Kana, cette prestation confirme qu’il demeure un pion essentiel dans la rotation européenne des Mauves.