Publié le 25 octobre 2024 16:05:00. L’ancien porte-parole de la présidence philippine, Harry Roque, a fermement critiqué la décision de la Cour pénale internationale (CPI) de se déclarer compétente dans l’affaire impliquant l’ancien président Rodrigo Duterte, estimant qu’elle viole la souveraineté des Philippines.
- Harry Roque conteste la compétence de la CPI sur les Philippines, arguant du retrait du pays du Statut de Rome en 2019.
- Il dénonce une violation du principe de souveraineté et de complémentarité, estimant que la justice philippine doit être prioritaire.
- Roque annonce son soutien à la famille Duterte pour faciliter le retour de l’ancien président au pays.
L’ancien porte-parole de Malacañang, Harry Roque, a exprimé sa vive déception face à la décision de la Cour pénale internationale (CPI) de poursuivre son examen de la situation aux Philippines, notamment en ce qui concerne les allégations liées aux opérations controversées menées sous l’administration de l’ancien président Rodrigo Duterte. Roque estime que cette décision est juridiquement infondée et constitue une atteinte à la souveraineté nationale.
« Je maintiens fermement que l’affirmation de la compétence de la CPI sur les Philippines est juridiquement erronée, injuste et contraire au Statut de Rome lui-même », a déclaré Roque. Il a rappelé que les Philippines se sont retirées du Statut de Rome le 17 mars 2019, soit deux ans avant l’ouverture officielle de l’enquête par la CPI en 2021. Selon lui, l’article 12(2) du Statut de Rome stipule que la CPI ne peut exercer sa compétence que sur les crimes commis sur le territoire d’un État partie ou par ses ressortissants au moment où la compétence est exercée.
Roque a insisté sur le fait que la Cour, en agissant malgré le retrait des Philippines, a outrepassé ses prérogatives et agi sans base juridique solide. Il a également souligné l’importance du principe de complémentarité, qui confère aux autorités nationales la responsabilité première d’enquêter et de poursuivre les infractions présumées. « La CPI ne peut pas s’arroger des pouvoirs que le traité ne lui accorde plus, ni substituer son jugement à celui du système judiciaire philippin », a-t-il affirmé.
L’ancien porte-parole a dénoncé une violation du principe de souveraineté de l’État, affirmant que les Philippines retrouvent l’autorité exclusive sur leurs propres affaires. Il a appelé les Philippins à considérer cette décision comme « un affront à notre souveraineté et une distorsion du véritable sens du Statut de Rome ».
Roque a annoncé qu’il continuerait à défendre sa position et qu’il rejoindrait la famille Duterte dans ses efforts pour organiser le retour de l’ancien président au pays. Il fait partie de l’équipe juridique qui représente Duterte devant la CPI.
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