Publié le 7 octobre 2025 à 17h25. À 80 ans, un cycliste américain expérimenté tire un bilan sur sa pratique et partage ses réflexions sur l’intégration des vélos à assistance électrique dans les sorties en groupe, tout en plaidant pour une approche respectueuse et inclusive.
- La vente de son vélo de randonnée Trek 520 de 1995 marque pour l’auteur un tournant vers le vélo à assistance électrique.
- Il propose des conseils pratiques pour les cyclistes équipés de vélos électriques afin de favoriser une cohabitation harmonieuse avec les cyclistes traditionnels.
- L’importance de l’empathie et de la courtoisie est soulignée pour garantir le plaisir de tous sur les routes.
Stan Purdum, cycliste passionné et auteur de plusieurs ouvrages relatant ses aventures à vélo, a récemment franchi une étape symbolique : la vente de son fidèle Trek 520 de 1995. Cette décision, plus qu’une simple transaction, représente l’acceptation d’une nouvelle réalité. À 80 ans, les longues randonnées à vélo traditionnel appartiennent désormais au passé, laissant place à une pratique plus adaptée, axée sur le vélo à assistance électrique.
Ce Trek 520, bien plus qu’un simple moyen de transport, a été le compagnon de nombreuses aventures. Il a servi de monture fiable lors de longues randonnées, transportant l’auteur et son équipement avec une robustesse à toute épreuve. Il a également été son principal moyen de locomotion pour ses déplacements quotidiens pendant plusieurs années. Plus récemment, il a même été transformé en un prototype de vélo électrique, une première incursion dans le monde de l’électrification du vélo.
La vente du vélo à une femme de l’Oregon a été vécue comme un soulagement. L’auteur se réjouit de pouvoir offrir une seconde vie à ce vélo qu’il a entretenu avec soin au fil des ans. Il a même joint une copie de son livre, Jouer dans la circulation, à l’expédition, accompagnée d’un mot d’encouragement, espérant que la nouvelle propriétaire profitera autant du vélo que lui.
Si l’auteur continue de rouler, il le fait désormais principalement à vélo électrique, privilégiant l’assistance pour maintenir le rythme avec ses amis. Cette transition l’a amené à réfléchir aux enjeux de la cohabitation entre vélos électriques et vélos traditionnels lors des sorties en groupe. Dans une chronique précédente, il avait déjà abordé ce sujet, proposant trois mesures pour faciliter l’intégration des vélos électriques. Vous pouvez lire cette colonne ici. Suite aux réactions de nombreux lecteurs, il complète cette réflexion avec de nouvelles recommandations.
Les trois premières recommandations consistaient à éviter de se positionner comme le « roi de la montagne » lors des ascensions, à veiller à ce que l’autonomie de la batterie ne limite pas le groupe, et à prévenir les problèmes mécaniques susceptibles d’interrompre le trajet.
Les suggestions supplémentaires des lecteurs mettent l’accent sur le respect et la courtoisie. Il est déconseillé d’engager la conversation avec les cyclistes traditionnels pendant les montées, car ces derniers sont souvent à bout de souffle. Il est également important de se déporter sur le côté de la route lors des pauses au sommet pour ne pas gêner ceux qui souhaitent continuer à pédaler. Enfin, il est conseillé d’adapter sa vitesse à celle du groupe lors des exercices de paceline et de proposer son aide aux cyclistes en difficulté, en tenant compte de leurs capacités.
L’auteur exprime son optimisme quant à l’avenir, convaincu que les cyclistes, qu’ils soient équipés de vélos traditionnels ou électriques, finiront par se considérer comme faisant partie d’une même communauté, partageant la même passion pour le cyclisme.
Purdum a réalisé de nombreux voyages à vélo de longue distance, dont une traversée de l’Amérique racontée dans son livre Rouler le paradis toute la journée et un périple à travers les États-Unis sur la route 62, relaté dans Jouer dans la circulation. Écrivain et éditeur indépendant, Stan vit dans l’Ohio. Pour en savoir plus, consultez www.stanpurdum.com.
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