Margot, jeune interne aux urgences, subit une mutation corporelle mystérieuse alors qu’elle fait face à des conditions de travail extrêmes dans le premier long-métrage de Marion Le Corroller, Sanguine, qui sort en salles le 28 octobre 2026.
Une mutation corporelle au cœur des urgences
L’intrigue de ce film long de 1 h 43, porté par la production de Trésor Films, ARP Sélection et Windy Production, s’installe dans les couloirs étouffants d’un hôpital. Margot, une jeune interne débordée incarnée par Mara Taquin, tente de trouver ses repères face à une charge de travail écrasante. Rapidement, elle croise la route de patients de son âge présentant des symptômes inexpliqués, avant d’observer sur son propre organisme des transformations physiques de plus en plus alarmantes.
Pour donner vie à cette dégradation organique, la production a fait appel au superviseur des effets spéciaux Pierre-Olivier Persin, dont l’atelier Pop FX situé à Montreuil en Seine-Saint-Denis a façonné les prothèses et les textures purulentes.
Un propos politique ancré dans le cinéma de genre
En 2022, Marion Le Corroller avait réalisé un court-métrage de vingt-huit minutes intitulé Dieu n’est plus médecin.

Le long-métrage ne cache pas son ambition politique. Les décors traduisent visuellement cette instabilité, s’apparentant aux arcanes d’un simili-vaisseau spatial. Pour concevoir la dimension viscérale du projet, l’actrice principale a souligné combien le cinéma de genre sert ici un propos politique important qu’il faut mettre en avant, expliquant qu’elle s’est laissée saisir par l’audace nécessaire pour faire ce genre de film et par la profondeur d’un scénario qu’elle jugeait difficile à refuser.
Le soutien de la Région Île-de-France et les retours des critiques
Avant sa sortie commerciale, Sanguine a bénéficié du soutien de la Région Île-de-France via son Fonds de soutien Cinéma, faisant partie des 22 films soutenus par la Région présentés à Cannes.
La réception critique s’avère toutefois partagée.