Home MondeSeulement un an de premier ministre britannique, mais sa position vacille déjà: le starmer Keir en proie-t-il?

Seulement un an de premier ministre britannique, mais sa position vacille déjà: le starmer Keir en proie-t-il?

by Clara Dubois

Publié le 30 septembre 2025 à 03h40. Alors que le Parti travailliste britannique se prépare à son congrès, Keir Starmer doit faire face à une menace double : la montée de Nigel Farage et les ambitions internes de figures comme Andy Burnham, maire de Manchester, qui pourraient contester son leadership.

  • Andy Burnham, maire de Manchester, pourrait se présenter à la direction du Parti travailliste.
  • Le discours de Keir Starmer au congrès du parti, mardi prochain, sera crucial pour affirmer son autorité.
  • Les élections locales du printemps prochain et la présentation du budget de fin novembre seront des moments déterminants pour l’avenir de Starmer.

La position de Keir Starmer à la tête du Parti travailliste est loin d’être assurée. Outre la résurgence de Nigel Farage, qui représente une menace pour l’électorat conservateur et potentiellement pour celui du Parti travailliste, des figures au sein même du parti pourraient chercher à le détrôner. Andy Burnham, maire de Manchester, est souvent cité comme un candidat potentiel.

Surnommé « le roi du Nord », Burnham jouit d’une popularité significative, notamment au sein de l’aile gauche du parti. Il a multiplié les interviews en amont du congrès, laissant entendre qu’un changement de cap était nécessaire pour le Parti travailliste et se positionnant comme l’homme capable de le mener. Il s’est déjà présenté à la direction du parti à deux reprises, sans succès.

L’analyste politique Lia van Bekhoven reste prudente quant à une fin de règne imminente pour Starmer.

« Je pense qu’il est encore trop tôt pour affirmer que le Premier ministre britannique a terminé. »

Lia van Bekhoven

Elle souligne l’importance du discours que Starmer prononcera mardi au congrès du parti.

« Il mettra la pièce sur sa main, ce qui est généralement le cas avec ces conférences prévues de longue date. »

Lia van Bekhoven

Cependant, van Bekhoven met en garde contre deux échéances cruciales à venir. La première, fin novembre, avec la présentation du budget, qui pourrait s’accompagner d’une augmentation des impôts, une mesure impopulaire. La seconde, et peut-être plus déterminante pour Starmer, concerne les élections locales du printemps prochain. Une défaite significative pourrait encourager un challenger sérieux à se lancer dans la course à la direction du parti.

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