Les bénéfices de Shell ont plus que doublé au deuxième trimestre 2026, atteignant 9,84 milliards de dollars, grâce à la hausse des prix du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient, selon des sources britanniques et canadiennes.
Cette hausse a été saluée par le directeur général de la compagnie, Wael Sawan, qui a souligné que la « performance opérationnelle » et la « volatilité des marchés » avaient permis de tirer profit de la situation.
Une croissance record portée par les prix du pétrole
Les bénéfices ajustés de Shell pour la période avril-juin 2026 ont atteint 9,84 milliards de dollars, un record depuis 2022, selon les données de l’entreprise et les analyses de LSEG. Ce chiffre dépasse les attentes des analystes, qui tablaient sur 8,79 milliards de dollars. La hausse des prix du pétrole, qui a dépassé 120 dollars le baril pendant la crise, a permis à la compagnie de générer des profits supplémentaires via son trading et son optimisation des opérations.
« La volatilité est devenue la norme », a déclaré Wael Sawan lors d’une interview avec CNBC, ajoutant que l’entreprise avait « construit une structure capable de prospérer dans un environnement instable ». Les prix du pétrole, qui étaient autour de 73 dollars le baril avant le conflit, ont fluctué entre 100 et 120 dollars, créant des opportunités pour les acteurs du marché comme Shell.
Les réactions des dirigeants et les perspectives futures
Le dirigeant de Shell a également souligné que la compagnie maintiendrait son programme de rachat d’actions, prévoyant un montant de 3 milliards de dollars pour le trimestre suivant. « Nous avons deux éléments que nous pouvons contrôler : une performance opérationnelle exceptionnelle et une optimisation du trading », a-t-il précisé, soulignant la résilience de l’entreprise face aux crises.

Les analystes notent que cette croissance a été soutenue par des facteurs comme la hausse des prix du gaz naturel liquéfié (GNL) et des marges dans la chimie, malgré des perturbations dans certaines activités, notamment au Qatar. La dette nette de l’entreprise a également diminué, passant de 52,6 milliards de dollars à 41,8 milliards de dollars entre le premier et le deuxième trimestre.
Un contexte géopolitique complexe
Le conflit au Moyen-Orient, qui a entraîné des perturbations majeures dans les marchés énergétiques, a joué un rôle clé dans cette hausse.
Les sources mentionnent également que les tensions régionales ont poussé les États-Unis à lancer des frappes aériennes dans la région, une action décrite comme une « réponse puissante » par le commandement américain. Cette escalade a renforcé la volatilité des marchés, favorisant les entreprises comme Shell, qui ont su capitaliser sur les écarts entre les prix d’achat et de vente.
Les détails sectoriels et les prévisions
La division gaz intégré de Shell a généré 2,7 milliards de dollars de profits, soit une hausse de 55 % par rapport à l’année précédente. La division chimie et produits a également surperformé, atteignant 2,3 milliards de dollars, contre 118 millions un an plus tôt. Ces résultats ont été soutenus par une amélioration des marges et des opérations de négoce.
Malgré cette croissance, les analystes soulignent que les perspectives restent incertaines.
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