Édition française
En continu
---Advertisement---

Divertissement

Shows such as Stranger Things and Yellowjackets have become bloated. I’m all for the one-and-done series | Priya Elan

La déception est amère : après un premier acte brillant, une série adorée peut s’enliser dans une saison suivante décevante, voire gâcher l’impression initiale. De plus en plus de productions télévisuelles semblent privilégier la prolongation artificielle à la…

Shows such as Stranger Things and Yellowjackets have become bloated. I’m all for the one-and-done series | Priya Elan

La déception est amère : après un premier acte brillant, une série adorée peut s’enliser dans une saison suivante décevante, voire gâcher l’impression initiale. De plus en plus de productions télévisuelles semblent privilégier la prolongation artificielle à la qualité narrative, au risque de frustrer les spectateurs.

Le cas de Yellowjackets, une série mêlant horreur et mystère, illustre parfaitement ce phénomène. Initialement saluée pour son intrigue captivante – l’histoire d’une équipe de football féminin lycéenne survivant à un crash aérien en 1996 – et son casting talentueux (Juliette Lewis, Lauren Ambrose, Sophie Thatcher, entre autres), la série avait reçu de nombreuses nominations pour des prix. Les créateurs avaient même annoncé une programmation sur cinq saisons pour explorer pleinement les ramifications de cette histoire. Pourtant, l’annonce récente d’une fin après seulement quatre saisons a suscité un soupir de soulagement chez certains fans.

Selon les observateurs, la série a pris des directions narratives qui ont dilué son essence. Au lieu de se concentrer sur le retour des survivantes et leurs luttes avec les secrets traumatisants qu’elles dissimulent, l’intrigue s’est éparpillée, introduisant des personnages secondaires peu développés, comme Callie, la fille de Shauna, qui n’apportent rien à l’ensemble. « C’est frustrant et déprimant de voir une série que l’on aime se transformer lentement en un spectacle que l’on regarde par dépit », déplore l’auteur.

Yellowjackets n’est pas un cas isolé. Des séries populaires comme Emily in Paris, House of the Dragon, Squid Game et Stranger Things (dont la cinquième saison est en préparation avec Gaten Matarazzo, Finn Wolfhard, Caleb McLaughlin et Noah Schnapp) semblent avoir perdu leur originalité, tombant dans des clichés prévisibles. Il arrive que les séries aient tout simplement besoin de s’arrêter sur leur lancée.

L’intérêt d’une série limitée, conçue pour se conclure après une seule saison, réside dans sa capacité à laisser une impression durable. Des œuvres comme Sharp Objects, I May Destroy You et Adolescence ont su s’achever au moment opportun, laissant au public une histoire complète et satisfaisante. L’exemple de Big Little Lies, initialement conçue comme une série limitée, puis prolongée avec des retours décroissants, illustre les dangers d’une suite inutile. Les producteurs d’Adolescence seraient bien inspirés d’en tenir compte face aux rumeurs d’une saison deux.

Pour certains, Yellowjackets aurait dû rester une série unique, gravée dans les mémoires avec ses mystères irrésolus. L’auteur évoque son propre coup de cœur, My So-Called Life, une série pour adolescents des années 1990, diffusée pendant une seule saison, mais d’une richesse cinématographique remarquable. Ses personnages complexes, sa photographie automnale et ses dialogues authentiques ont marqué toute une génération. Son final, ouvert et ambigu, reflétait la réalité des questions sans réponse qui accompagnent l’adolescence. « Après 18 épisodes parfaits (et un moins réussi), j’étais dévastée et j’ai même écrit de la fanfiction pour tenter de répondre à certaines de ces questions », témoigne l’auteur.

En gardant à l’esprit la relation sacrée entre les créateurs et le public, les séries télévisées pourraient plus souvent choisir de s’arrêter au bon moment, préservant ainsi leur impact et leur héritage.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.