Une étude de l’Université de la Colombie-Britannique montre que des améliorations simples de l’équipement de pêche augmentent de 50 à 80 % la survie des saumons coho relâchés.
Une étude menée par une équipe de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) a démontré que des modifications mineures de l’équipement de pêche et des pratiques de manutention peuvent significativement améliorer la survie des saumons coho relâchés. Les résultats, publiés dans une revue scientifique en mai 2026, soulignent l’impact des outils et techniques adaptés sur la conservation des espèces.
Un protocole testé sur 1 200 poissons
Les chercheurs ont analysé l’efficacité de trois modifications : l’utilisation de crochets circulaires, l’adoption d’outils pour désarmer les poissons sans les blesser, et des techniques de manutention spécifiques. L’étude, menée sur 1 200 saumons coho capturés et relâchés dans les rivières de la côte ouest du Canada, a mesuré la survie des individus après leur libération.
« Les crochets circulaires réduisent les lésions internes en évitant d’atteindre les organes essentiels, explique le Dr Élise Moreau, principale auteure de l’étude. Couplés à des outils de désarraison, ces changements diminuent le stress physiologique des poissons. »
Résultats : une amélioration de 50 à 80 %
Les données montrent que les poissons traités selon les nouvelles méthodes avaient une probabilité de survie 50 à 80 % supérieure à celle des poissons capturés avec des outils traditionnels. « Cette différence est cruciale pour les populations en déclin, car même une amélioration modeste peut avoir un impact sur la régénération des espèces », ajoute le Dr Moreau.
Les scientifiques ont également constaté que les méthodes de manutention réduisaient les blessures liées à l’immobilisation. Les poissons maintenus dans des conditions optimales avant relâchement avaient un taux de survie plus élevé que ceux exposés à des conditions stressantes.
Recommandations pour les pêcheurs
L’équipe de l’UBC recommande aux pêcheurs de privilégier les crochets circulaires, d’utiliser des outils de désarraison, et d’éviter de manipuler les poissons en dehors de l’eau. « Ces mesures sont simples à mettre en œuvre et ne nécessitent pas d’équipement coûteux », affirme le Dr Moreau. « Elles peuvent être adoptées à grande échelle pour protéger les écosystèmes aquatiques. »
Les résultats de l’étude ont déjà été intégrés dans des directives régionales. Le gouvernement du Canada a annoncé en juin 2026 des initiatives pour promouvoir ces pratiques parmi les pêcheurs professionnels et les amateurs.
Enjeux environnementaux et économiques
La conservation des saumons coho, espèce vulnérable dans certaines régions, a des répercussions sur les écosystèmes et les économies locales. « Une meilleure survie des poissons permet de maintenir des stocks stables, ce qui est essentiel pour la pêche commerciale et la biodiversité », explique le Dr Moreau.
Les chercheurs soulignent également l’importance de sensibiliser les pêcheurs aux pratiques durables. « Chaque changement individuel a un effet cumulatif », conclut le Dr Moreau. « L’objectif est de trouver un équilibre entre l’activité humaine et la préservation des espèces. »
L’équilibre entre activités humaines et préservation des espèces est essentiel pour assurer la durabilité des écosystèmes et des économies locales.
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