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Sous Trump, un incendie à la manière de Hong Kong attend de se produire

Un incendie d'une rare violence a ravagé un quartier résidentiel de Hong Kong le 26 novembre 2025, faisant au moins 160 morts et soulevant de graves questions sur la sécurité des bâtiments et le respect des normes en…

Sous Trump, un incendie à la manière de Hong Kong attend de se produire

Un incendie d’une rare violence a ravagé un quartier résidentiel de Hong Kong le 26 novembre 2025, faisant au moins 160 morts et soulevant de graves questions sur la sécurité des bâtiments et le respect des normes en vigueur. Cette tragédie, qui aurait pu être évitée, met en lumière des défaillances dans les contrôles et une possible corruption, et fait écho aux inquiétudes grandissantes concernant le démantèlement des réglementations de sécurité aux États-Unis.

L’incendie, qui a débuté en milieu de journée dans une banlieue du nord de Hong Kong, s’est propagé avec une rapidité alarmante, consumant sept des huit tours d’un complexe résidentiel. Malgré l’intervention rapide des pompiers, les flammes ont brûlé pendant plus de 43 heures. Le bilan, encore provisoire, est déjà catastrophique : au moins 160 personnes ont péri, et des dizaines d’autres sont mortes carbonisées, rendant leur identification extrêmement difficile.

L’enquête pointe du doigt un entrepreneur privé, accusé d’avoir utilisé des matériaux hautement inflammables lors de travaux de rénovation. Parmi ceux-ci, des panneaux de mousse de polystyrène sur les fenêtres et des filets d’échafaudage de qualité inférieure, ne respectant pas les normes de sécurité incendie. De plus, de nombreuses alarmes incendie se sont avérées défectueuses, privant les habitants d’un avertissement crucial.

Des experts en sécurité incendie estiment qu’une inspection plus rigoureuse, incluant des tests approfondis des matériaux utilisés aux étages supérieurs et non seulement au rez-de-chaussée, aurait permis de détecter l’utilisation de ces matériaux non conformes avant le déclenchement de l’incendie. À ce stade, le gouvernement chinois refuse d’admettre toute responsabilité dans les contrôles inadéquats, préférant incriminer des individus.

Cette catastrophe résonne particulièrement aux États-Unis, où l’administration actuelle, sous la direction de Donald Trump, a entrepris un démantèlement massif des réglementations de sécurité. Depuis sa réélection, Trump a récompensé ses donateurs en supprimant des réglementations jugées trop coûteuses, affaiblissant ainsi des agences clés comme l’Administration de la santé et de la sécurité au travail (OSHA), chargée des inspections des risques d’incendie.

« Avec ces fermetures, d’énormes installations pétrolières et pétrochimiques présentant des risques importants pour la sécurité et la santé seront inspectées encore moins fréquemment qu’elles ne le sont actuellement », a déclaré David Michaels, ancien directeur de l’OSHA.

Selon le Ministère de l’Efficacité du Gouvernement (DOGE), ces fermetures permettraient d’économiser seulement 109 346 $.

L’EPA (Agence de protection de l’environnement) a lancé la plus vaste action de déréglementation de son histoire, assouplissant les normes d’émission des centrales électriques, augmentant les émissions toxiques des véhicules, affaiblissant les protections de l’eau et limitant la recherche scientifique. Ces mesures visent à augmenter les profits de l’industrie, au détriment de la santé et de la sécurité des citoyens.

Trump a également fermé 11 bureaux de l’OSHA dans des États où le nombre de décès sur le lieu de travail est particulièrement élevé, comme la Louisiane, surnommée « l’Allée du Cancer » en raison de la concentration d’usines chimiques et de raffineries et des taux élevés de cancer et d’anomalies congénitales.

En cas de tragédie similaire aux États-Unis, l’administration Trump serait susceptible de bloquer l’information, de la qualifier de fausses nouvelles et de rejeter la faute sur l’administration Biden, selon toute vraisemblance. Mais le danger est bien réel et dépasse les clivages politiques. Des décennies d’inspections laxistes ont déjà contribué à des problèmes de santé publique et à l’effondrement des infrastructures. Le démantèlement des organismes de surveillance réglementaires au profit des donateurs corporatifs expose le pays à des risques accrus.

« Dans une démocratie qui fonctionne, cela équivaudrait à une imprudence criminelle. Dans une république de droit, les tragédies qui en résulteraient, lorsqu’elles se produiraient, entraîneraient des accusations de homicide prévisible. »

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.