Les investisseurs semblent toujours privilégier les placements plus risqués, malgré les incertitudes économiques. Plusieurs indicateurs clés confirment cette tendance haussière, notamment une préférence marquée pour les actions américaines et les valeurs de croissance.
À la clôture de lundi 15 décembre, le ratio entre deux fonds négociés en bourse (ETF) d’allocation d’actifs mondiaux, l’un adoptant une stratégie agressive et l’autre une approche plus conservatrice, continue de signaler un appétit pour le risque. Cette dynamique positive se confirme également sur le marché boursier américain. Le rapport entre un indice boursier américain traditionnel et un fonds à faible volatilité, représentant une stratégie d’investissement plus prudente, a considérablement augmenté cette année, en particulier après le repli d’avril. À l’approche de la fin de l’année, cet indicateur reste fermement positif, témoignant d’une confiance persistante des investisseurs.
Une tendance similaire se dessine en comparant les actions cycliques aux actions défensives américaines. Les actions cycliques, plus sensibles aux fluctuations économiques, sont favorisées par les investisseurs, ce qui suggère une anticipation d’une croissance économique future.
Cependant, la tendance de longue date qui voyait les actions à petite capitalisation sous-performer les actions à grande capitalisation (représentées par l’indice SPY) semble s’inverser. Cette inversion n’est pas encore suffisamment prononcée pour briser la domination des grandes capitalisations, mais elle mérite d’être surveillée.
De même, le facteur de risque « valeur » – qui privilégie les entreprises sous-évaluées – affiche une relative faiblesse par rapport à la croissance des grandes capitalisations. Les investisseurs semblent donc privilégier les entreprises en forte croissance, même si elles sont potentiellement plus chères.
Par ailleurs, les actions étrangères continuent de surperformer les actions américaines, mais cette tendance montre des signes de ralentissement. L’activité commerciale récente suggère une stabilisation, ce qui soulève des interrogations quant à la capacité des actions internationales à maintenir leur performance supérieure en 2026.
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