Wall Street table sur une nouvelle année boursière prometteuse, prévoyant une hausse significative des indices en 2026, malgré des inquiétudes persistantes concernant l’inflation et les politiques monétaires. Les analystes anticipent une progression du S&P 500, soutenue par une croissance des bénéfices des entreprises.
Le consensus des stratégistes financiers, relayé par Bloomberg, penche vers un indice S&P 500 atteignant les 7 555 points à la fin de l’année prochaine, avec une fourchette allant de 7 000 à 8 100 points. Cette estimation représente une augmentation de 9,0 % par rapport à la clôture actuelle. Les prévisions de Yardeni Research, à 7 700 points, sont encore plus optimistes, suggérant une hausse de 11 %.
Cependant, les experts soulignent que le premier semestre 2026 pourrait connaître une correction si les taux d’intérêt obligataires augmentent de manière substantielle, en raison des craintes liées à une politique monétaire et budgétaire jugée trop expansionniste.
Les analystes prévoient également une amélioration des bénéfices par action du S&P 500, qui devraient atteindre en moyenne 306 dollars en 2026, soit une hausse de 12,5 % par rapport aux estimations actuelles de 272 dollars. Yardeni Research se situe légèrement au-dessus du consensus, avec une prévision de 310 dollars. Le multiple de valorisation devrait rester stable, autour de 22,0, selon les estimations actuelles.
L’optimisme est renforcé par une série d’indicateurs économiques encourageants en fin d’année. Le real brésilien a enregistré une hausse de 4,3 % au troisième trimestre, atteignant un nouveau record. L’indice Redbook, qui mesure les ventes au détail, a progressé de 7,2 % sur un an au cours de la semaine du 19 décembre.
Le marché du travail montre également des signes de modération, avec une baisse des demandes d’allocations chômage de 10 000, à 214 000, au cours de la même semaine, un chiffre inférieur aux 224 000 prévus par les économistes. Le nombre de personnes bénéficiant toujours d’allocations chômage a légèrement augmenté, atteignant 1,92 million, ce qui indique que davantage de travailleurs continuent de recevoir une aide.
Yardeni Research prévoit de comparer les données officielles du Bureau of Labor Statistics (BLS) avec une nouvelle série, calculée en soustrayant les cessations d’emploi (départs et licenciements) des embauches. Cette dernière mesure s’est avérée moins volatile et a affiché des gains plus importants au cours des deux derniers mois.
Enfin, l’équipe de recherche a revu à la hausse son objectif de prix pour l’or, le portant à 6 000 dollars l’once (contre 5 000 dollars précédemment) pour la fin de 2026.