Publié le 2 octobre 2025 à 11h00. De nombreux murs anti-bruit autour des établissements scolaires de la ville d’Incheon présentent des signes de détérioration avancée, soulevant des inquiétudes quant à la sécurité des élèves et à la qualité de leur environnement d’apprentissage.
- Plus de 80% des écoles d’Incheon dotées de murs anti-bruit n’ont pas fait l’objet d’une inspection de sécurité depuis au moins trois ans.
- Dans 11% des cas, l’organisme responsable de la maintenance de ces murs n’est même pas clairement identifié.
- Les dégradations constatées, telles que fissures et panneaux décollés, compromettent l’efficacité de l’isolation phonique.
Les murs anti-bruit entourant l’école secondaire Han, située dans le district de Namdong à Incheon, témoignent d’un état préoccupant. Des fissures béantes lézardent les panneaux en plastique et en métal, laissant entrevoir l’intérieur de l’établissement. Selon un parent d’élève, « On a l’impression que ces murs vont tomber à tout moment. » La situation est similaire dans d’autres collèges du district de Bupyeong, où les matériaux fibreux se désagrègent et les éléments de décoration en bois se détachent.
Malgré la présence de ces barrières, le bruit de la circulation se fait clairement entendre à l’intérieur des cours de récréation. Les normes administratives du ministère de l’Environnement exigent des inspections régulières et des réparations des murs anti-bruit afin de garantir leur sécurité et leur efficacité. Cependant, une enquête menée par les autorités éducatives locales révèle que 67 des 82 écoles d’Incheon (soit 82%) n’ont pas bénéficié d’une telle inspection depuis trois ans.
Le problème est aggravé par le manque de clarté concernant les responsabilités en matière de maintenance. Si la réglementation ne précise pas d’organisme gestionnaire unique, elle exige une consultation entre les parties prenantes lors de l’installation. À l’heure actuelle, 46 écoles (56%) ont clairement identifié un responsable, tandis que sept (9%) ont délégué cette tâche à la ville d’Incheon et 20 (24%) aux districts. Dans 11% des cas, aucune information n’est disponible, ce qui rend toute intervention difficile.
Lee Myung-Gyu, membre de l’assemblée municipale et représentant du district de Bupyeong 1, souligne les difficultés rencontrées pour réagir rapidement en cas de problème : « Il est difficile d’agir efficacement lorsque les responsabilités ne sont pas clairement définies. »
Un responsable du bureau de l’éducation de la ville a déclaré que des investigations sont en cours pour évaluer l’état des murs anti-bruit dans les établissements scolaires locaux.
© Gyeonggi Ilbo (www.kyeonggi.com)
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