Publié le 24 septembre 2023 14h35. Le gouverneur de Haute-Autriche, Thomas Stelzer, a critiqué ce dimanche le manque de flexibilité du ministre des Finances Markus Marterbauer dans les négociations sur le pacte de stabilité, tout en réaffirmant son opposition à toute augmentation d’impôts.
- Le gouverneur Stelzer estime qu’il y a suffisamment de fonds disponibles, mais plaide pour une meilleure organisation de leur répartition.
- Il accuse le gouvernement fédéral d’assumer 86 à 87 % de la dette publique, jugeant hypocrite ses critiques envers les régions et les communes sur la réduction de la dette.
- Stelzer se montre ouvert à des réformes structurelles, comme la répartition des compétences en matière de santé et d’éducation, mais insiste sur la nécessité d’une réflexion approfondie.
Les discussions entre le gouvernement fédéral et les Länder restent bloquées concernant le pacte de stabilité, a déclaré Thomas Stelzer lors de son intervention à l’émission de l’ORF. Le ministère des Finances souhaiterait que le gouvernement fédéral prenne en charge 90 % de la dette, une proposition que les régions et les communes jugent excessive, proposant un partage autour de 70 %.
Le gouverneur de Haute-Autriche a souligné l’augmentation constante des dépenses dans des domaines essentiels tels que la santé, les soins, les services sociaux et la petite enfance, tout en dénonçant le désengagement progressif du gouvernement fédéral dans des secteurs comme les transports régionaux, la culture et le sport. « Cette approche en trois étapes ne peut pas fonctionner », a-t-il insisté, faisant référence à la complexité des négociations.
Concernant une éventuelle refonte des compétences entre l’État et les Länder, Stelzer s’est dit prêt à étudier la proposition de la gouverneure de Salzbourg, Karoline Edtstadler (ÖVP), de confier l’ensemble de la politique de santé au gouvernement fédéral et l’éducation aux Länder. Il a toutefois mis en garde contre des décisions hâtives : « Il faut d’abord réfléchir à ce que l’on veut réellement réaliser avec de telles réformes. »
Sur le plan financier, Thomas Stelzer a fermement rejeté l’idée de revenir sur la suppression de la progression à froid pour augmenter les recettes fiscales.
« Je n’ai pas l’intention de revenir sur des étapes majeures de la dernière période »
Thomas Stelzer, gouverneur de Haute-Autriche
Il a également exclu toute augmentation de la taxe foncière.
Interrogé sur ses ambitions personnelles, le gouverneur a affirmé son souhait de briguer un nouveau mandat après les élections régionales de 2027. Il a également évoqué la question d’une éventuelle candidature à la présidence fédérale après Alexander Van der Bellen, tout en précisant que cette question n’a pas encore été abordée au sein du parti ÖVP.
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