Home Technologie et scienceSteven Finn on his Ashes Christmas tears and redemption in Durban

Steven Finn on his Ashes Christmas tears and redemption in Durban

by Thomas Caron

Un Noël ensoleillé, loin de la neige et de la famille, mais riche en émotions sportives : c’est le souvenir le plus précieux de l’ancien joueur d’Angleterre, dont le test match de Boxing Day en 2015 contre l’Afrique du Sud a marqué un tournant dans sa carrière.

Ce Boxing Day, match d’ouverture de la série, s’annonçait particulièrement disputé. L’Afrique du Sud, toujours emmenée par des joueurs de renom, accueillait une équipe d’Angleterre fraîchement couronnée après sa victoire aux Ashes l’été précédent. Pour le joueur, revenir sur les terrains après plusieurs mois d’arrêt pour une fracture de stress au pied était déjà un cadeau inespéré.

Contrairement à la tournée en Australie cinq ans plus tôt, il savait que, s’il était en forme, il aurait sa place. Il appréciait particulièrement l’époque où Trevor Bayliss entraînait l’équipe d’Angleterre, estimant que le sélectionneur lui accordait une confiance totale et lui permettait d’exprimer pleinement son jeu. « Il avait vraiment foi en moi et me faisait confiance pour être moi-même en tant que lanceur », se souvient-il.

L’annonce de sa sélection par le capitaine, Alastair Cook, le jour de Noël, fut une source de joie, même si l’excitation ne se traduisit pas par des larmes de bonheur. Ce fut un Noël calme et agréable, passé au bord de la mer à Durban. L’ambiance festive était cependant particulière : la chaleur et la perspective d’affronter des joueurs comme Hashim Amla et AB de Villiers le lendemain l’empêchaient de vraiment se sentir dans l’esprit de Noël. Même la possibilité d’affronter Dale Steyn en tant que nightwatchman, un rôle peu enviable, ne parvenait pas à gâcher sa sérénité.

Sans sa famille à ses côtés, il partagea son déjeuner de Noël avec d’autres joueurs dans la même situation, avant de se retirer dans sa chambre pour se détendre, espérant que l’équipe gagnerait le tirage au sort et choisirait de lancer en premier sur un terrain prometteur. L’équipe perdit finalement le tirage au sort, mais remporta le test match par 241 points. Il obtint d’ailleurs l’un de ses wickets préférés de toute sa carrière, éliminant Faf Du Plessis le quatrième soir, alors que ce dernier tentait de mener une résistance significative.

Cette victoire lui apparut comme une forme de rédemption après des Noëls précédents plus décevants. Pour lui, un Noël en tournée ressemble davantage à une semaine de test match. Il éprouvait de l’empathie pour les joueurs ayant une famille et devant jongler avec les exigences de la vie personnelle et de la carrière sportive. « Concilier la vie de père, de mari, de joueur de cricket international et de Père Noël doit être difficile », reconnaît-il.

Avoir sa famille présente apporte un certain équilibre, une échappatoire précieuse lors d’une longue tournée. Cependant, expliquer à un enfant de quatre ans pourquoi il ne neige pas et comment le Père Noël sait qu’il ne sera pas à la maison est une tâche qu’il laissait volontiers aux joueurs ayant des enfants. Alors que les fêtes approchent, prêt à savourer chaque plat qui lui sera servi, il pense à tous les joueurs de cricket qui se préparent à disputer un match le lendemain, conscients des nerfs, de l’excitation et des déceptions inhérentes à leur profession. Et, bien sûr, du fait que ce soit Noël.

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