Larian Studios, le créateur du phénomène Baldur’s Gate 3, a dévoilé son prochain projet ambitieux, simplement nommé « Divinity », lors des Game Awards début décembre. Cette annonce a ravivé les souvenirs des fans de longue date et soulevé la question de la pertinence de revisiter les précédents titres du studio pour comprendre les références cachées du futur jeu.
Swen Vincke, le patron de Larian, suggère aux nouveaux venus, ceux qui ont découvert le studio grâce à Baldur’s Gate 3, de commencer par explorer les jeux Divinity: Original Sin. « Si vous jouez aux jeux Divinity: Original Sin, vous remarquerez des éléments dans ce Divinity qui font référence à ces deux titres », a-t-il expliqué à GamesRadar. « Si vous avez joué au premier Divinity, vous retrouverez des références précises dans ce nouveau jeu. Ego Draconis, de même que The Dragon Knight Saga, tout cela est référencé, mais cela fait simplement partie de l’histoire de ce monde et a contribué à façonner son état actuel. »
Cependant, replonger dans l’histoire de Divinity n’est pas forcément une mince affaire. La chronologie est complexe et les liens entre les différents jeux sont parfois ténus. Le premier jeu de la série, Divinity: Dragon Commander, est sorti après Divine, Beyond Divinity et Ego Draconis, mais avant Original Sin et Original Sin 2. De plus, Dragon Commander est un jeu de stratégie politique, ce qui ajoute à la confusion.
Pour ceux qui ont apprécié le système de combat et le mode coopératif de Baldur’s Gate 3, Divinity: Original Sin 2 pourrait être un bon point de départ, voire le premier Divinity: Original Sin pour les plus curieux. En revanche, si l’attrait de Baldur’s Gate 3 résidait dans son récit cinématographique, il est peu probable que les précédents jeux Divinity apportent un éclairage significatif, à moins d’être prêt à s’investir pleinement dans l’étude de l’univers du jeu.
Les premiers titres de la série, Divine Divinity (2002) et Beyond Divinity (2004), sont aujourd’hui considérés comme datés, mais restent disponibles à très bas prix sur GOG (moins de 1 €). Ils offrent notamment des bandes originales exceptionnelles composées par le regretté Kirill Pokrovsky, un atout qui vaut à lui seul le coup d’œil. Comme le souligne Ted Litchfield, un fin connaisseur de la série, ces jeux sont réservés aux « vrais passionnés ». Il conseille de profiter de la musique et de se contenter de consulter une chronologie pour comprendre l’univers.
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