Publié le 12 janvier 2026 19h17. Le SPD allemand envisage une réforme en profondeur des droits de succession, visant à alléger la charge fiscale pour les héritages modestes tout en renforçant celle pesant sur les grandes fortunes.
- Une allocation viagère exonérée d’impôt d’un montant total de 1 million d’euros (900 000 euros pour les héritages familiaux et 100 000 euros pour les successions entre personnes sans lien de parenté) est envisagée.
- Le ministre fédéral des Finances, Lars Klingbeil, juge cette réforme « inévitable » et souhaite la mettre en œuvre rapidement.
- Le SPD propose également une allocation supplémentaire de 5 millions d’euros pour les successions d’entreprises, ainsi que des options de report d’impôt pouvant aller jusqu’à 20 ans.
La réforme des droits de succession, portée par le SPD, vise à corriger ce que le parti considère comme une injustice du système actuel. Selon les informations révélées par ARD capital et le journal Bild, le projet de loi prévoit une approche plus progressive de la taxation des héritages. L’objectif est de permettre aux familles de transmettre un patrimoine raisonnable sans être excessivement pénalisées, tout en assurant que les plus grandes fortunes contribuent davantage aux finances publiques.
Concrètement, le dispositif prévoit une allocation viagère, c’est-à-dire une somme que chaque individu peut recevoir tout au long de sa vie sans être imposé. Cette allocation serait divisée en deux tranches : 900 000 euros pour les héritages transmis au sein de la famille et 100 000 euros pour les successions envers des personnes sans lien de parenté ou des liens éloignés. Une résidence principale ne serait pas soumise à ces nouvelles règles.
Le ministre fédéral des Finances, Lars Klingbeil, a insisté sur la nécessité de cette réforme.
« Nous devrons prendre des mesures là-dessus »,
Lars Klingbeil, ministre fédéral des Finances a-t-il déclaré lors d’un déplacement à Washington. La décision finale devrait intervenir après l’arrêt attendu de la Cour constitutionnelle fédérale.
En parallèle, le SPD souhaite faciliter la transmission des entreprises familiales. Une allocation supplémentaire de 5 millions d’euros est prévue pour les successions d’entreprises, accompagnée d’options de report d’impôt pouvant s’étendre sur une période de 20 ans. Ces mesures visent à préserver le tissu économique et à éviter que les entreprises familiales ne soient contraintes de se désengager en raison de la pression fiscale.
Ce projet de réforme a suscité des réactions mitigées. Mathias Middelberg, vice-président du groupe parlementaire de l’Union (CDU), a critiqué l’initiative, estimant qu’elle pénaliserait les classes moyennes familiales.
« Le concept du SPD imposerait une charge supplémentaire considérable, en particulier aux classes moyennes familiales »
Mathias Middelberg, vice-président du groupe parlementaire de l’Union (CDU) a-t-il déclaré, soulignant que des réductions d’impôts seraient plus appropriées dans le contexte économique actuel.
