Publié le 16 octobre 2025. La ménopause, étape naturelle de la vie féminine, s’accompagne de bouleversements hormonaux et de symptômes variés. Un antioxydant, l’astaxanthine, suscite l’intérêt pour son potentiel à atténuer ces désagréments et à préserver la santé des femmes.
- L’astaxanthine est un pigment caroténoïde naturel aux propriétés antioxydantes exceptionnelles.
- Elle pourrait aider à réduire le stress oxydatif lié à la ménopause, responsable de fatigue, bouffées de chaleur et vieillissement cutané.
- Sa capacité antioxydante est supérieure à celle de la vitamine C, de la vitamine E et du bêta-carotène.
La ménopause, survenant généralement entre 45 et 55 ans, marque la fin de la fertilité et s’accompagne d’une diminution des niveaux d’œstrogènes et de progestérone. Ces fluctuations hormonales peuvent se traduire par des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, des troubles de l’humeur, des douleurs articulaires et une perte d’élasticité de la peau. Si l’hormonothérapie substitutive (THS) est une option, de nombreuses femmes se tournent vers des alternatives naturelles pour gérer ces changements.
C’est dans ce contexte que l’astaxanthine, un puissant antioxydant, attire l’attention. Le Dr Ida Gunawan, MS, Sp. GK, sous-spécialiste en nutrition clinique, explique que l’astaxanthine est un pigment caroténoïde naturel, appartenant à la famille des phytochimiques responsables des couleurs vives de nombreux végétaux et animaux.
« On la trouve dans les microalgues, les fruits de mer comme le saumon et les crevettes, ainsi que dans certains animaux marins à carapace et divers aliments colorés. C’est pourquoi il est important de consommer des aliments naturellement colorés, comme des fruits avec leur peau, des crevettes ou du saumon coloré. »
Dr Ida Gunawan, MS, Sp. GK, sous-spécialiste en nutrition clinique
Surnommée le « roi des antioxydants », l’astaxanthine se distingue par sa capacité à lutter contre le stress oxydatif, un déséquilibre entre les radicaux libres et les antioxydants qui endommage les cellules. La baisse des œstrogènes pendant la ménopause peut augmenter le stress oxydatif, contribuant ainsi aux symptômes désagréables associés à cette période. Contrairement à certains antioxydants qui peuvent devenir instables dans l’organisme, l’astaxanthine conserve son activité et continue de neutraliser les radicaux libres, lui conférant un avantage à long terme.
L’ajout d’antioxydants puissants comme l’astaxanthine à l’alimentation quotidienne pourrait aider à réduire les dommages cellulaires causés par les changements hormonaux. Des études indiquent que son pouvoir antioxydant est jusqu’à 6 000 fois supérieur à celui de la vitamine C, 550 fois à celui de la vitamine E et 40 fois à celui du bêta-carotène, ce qui en fait un allié efficace pour contrer le stress oxydatif et soulager les symptômes de la ménopause.
