Publié le 2025-11-18 10:06:00. Le gouvernement israélien a approuvé un plan de paix pour Gaza basé sur une proposition de l’administration américaine, prévoyant notamment une force internationale pour la démilitarisation de la bande. Cette résolution, adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU, suscite des réactions contrastées, le Hamas y voyant une ingérence dans ses affaires internes.
- Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution américaine pour Gaza, axée sur la démilitarisation et la déradicalisation du territoire.
- Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu salue ce plan, estimant qu’il ouvrira la voie à la paix et à la prospérité dans la région.
- Le Hamas rejette la résolution, considérant le désarmement comme une question relevant de sa compétence et craignant une perte de neutralité de la force internationale.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé sa satisfaction suite à l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution concernant Gaza, élaborée sur la base d’un plan présenté par l’ancien président américain Donald Trump. Selon Netanyahu, ce plan est une étape cruciale vers la paix, car il prévoit une “démilitarisation totale, un désarmement complet et une déradicalisation” de la bande de Gaza.
Dans un message publié ce mardi sur son compte X, le bureau du Premier ministre a félicité Donald Trump pour cette approbation. La résolution prévoit notamment le déploiement d’une force internationale chargée de superviser le processus de démilitarisation de Gaza, de désarmer les groupes armés et de protéger les civils, tout en formant une nouvelle force de police palestinienne.
La résolution a été adoptée par 13 voix en faveur, avec les abstentions de la Chine et de la Russie. Elle a rencontré une opposition ferme de la part du Hamas, qui considère le désarmement comme une question “interne” et estime qu’une force internationale ne devrait pas être responsable de cette tâche, sous peine de perdre sa neutralité.
« Toute discussion sur la question des armes doit rester une question nationale interne liée à une voie politique qui assure la fin de l’occupation, la création de l’État (de Palestine) et l’autodétermination. »
Hamas
Netanyahu a souligné dans son message que le Conseil de sécurité des Nations Unies “soutient pleinement le plan en 20 points du président Trump” et la nomination d’un “Conseil de la paix” pour Gaza, dirigé par l’ancien président américain.
Il a également rappelé que, suite à l’entrée en vigueur du cessez-le-feu négocié par Trump le 10 octobre, le Hamas a libéré 20 otages et que 25 des 28 otages initialement retenus ont été retrouvés décédés. “Nous espérons recevoir sans délai tous les otages décédés”, a-t-il déclaré.
Selon Netanyahu, une deuxième phase du cessez-le-feu devrait débuter avec le lancement du processus de désarmement et de démilitarisation de la bande de Gaza, ce qui mettrait fin à la domination du Hamas sur le territoire.
Le Premier ministre israélien estime également que ce plan favorisera une plus grande intégration d’Israël avec ses voisins arabes et permettra de relancer les accords d’Abraham, visant à rétablir les relations diplomatiques avec les pays de la région.
« Israël tend la main dans la paix et la prospérité à tous ses voisins et les appelle à normaliser leurs relations avec Israël et à se joindre à nous pour expulser le Hamas et ses partisans de la région. »
Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien
L’Autorité palestinienne salue la résolution de l’ONU sur Gaza
La présidence de l’Autorité nationale palestinienne (ANP) a également accueilli favorablement l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution américaine sur Gaza.
Dans un communiqué publié par l’agence officielle palestinienne Wafa, l’ANP – qui exerce un contrôle limité en Cisjordanie en raison de l’occupation israélienne – a souligné que la résolution reconnaît “le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à la création de son État indépendant”.
“L’État de Palestine réitère son engagement à assumer pleinement ses responsabilités dans la bande de Gaza, dans le cadre de l’unité du territoire, des personnes et des institutions, considérant la bande comme partie intégrante de l’État de Palestine”, a-t-il ajouté.
Le gouvernement palestinien a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre cette résolution pour garantir un retour à la normale à Gaza, protéger sa population, empêcher les déplacements forcés, assurer le “retrait complet” des troupes israéliennes, permettre la reconstruction et “empêcher l’annexion” de Gaza à Israël.
L’ANP a exprimé sa “pleine volonté” de coopérer avec les États-Unis, les membres du Conseil de sécurité, les États arabes et islamiques, l’Union européenne et l’ONU “afin de garantir la mise en œuvre de cette résolution de manière à mettre fin aux souffrances du peuple palestinien dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est”.
Cette coopération, selon l’ANP, doit permettre de “favoriser la voie politique vers la paix, la sécurité et la stabilité entre Palestiniens et Israéliens, sur la base de la solution à deux États fondée sur le droit international et la légitimité internationale”.
