Publié le 26 novembre 2025 à 09h07. L’Iran, confronté à des sanctions internationales croissantes, a mis en place une augmentation progressive des prix de l’essence, ciblant principalement les consommateurs les plus importants. Cette mesure vise à réduire les subventions énergétiques massives qui pèsent sur l’économie du pays.
- L’Iran introduit un troisième niveau de prix pour l’essence, applicable après la consommation des 160 premiers litres mensuels.
- Les prix de l’essence restent inchangés pour les 60 premiers litres (15 000 rials iraniens, soit environ 5,94 €) et les 100 litres suivants (30 000 rials iraniens, soit environ 11,88 €).
- Les nouveaux tarifs s’appliquent également différemment aux véhicules récents et importés, qui ne bénéficieront plus des subventions.
Téhéran a annoncé cette décision dans un contexte de fortes pressions économiques, exacerbées par les sanctions internationales. L’Iran est actuellement connu pour avoir les prix de l’essence les plus bas au monde, une situation devenue insoutenable pour les finances publiques. Le nouveau barème tarifaire entrera en vigueur le 6 décembre.
Concrètement, le troisième niveau de prix de l’essence s’établit à 50 000 rials iraniens le litre (environ 19,79 €) après avoir consommé 160 litres par mois. Les conducteurs de voitures neuves produites en Iran ou de véhicules importés devront également s’acquitter de ce tarif plus élevé dès la première goutte d’essence.
« Il ne fait aucun doute que les prix du pétrole devraient augmenter »,
Massoud Pezeshkian, président iranien
Le président Pezeshkian avait déjà évoqué la nécessité d’une augmentation des prix, tout en reconnaissant la complexité de la situation. Il avait souligné la nécessité d’une planification minutieuse avant toute intervention sur les prix.
Cette annonce intervient après des précédents épisodes de hausse des prix du carburant qui ont déclenché de vastes protestations en Iran. En novembre 2019, une augmentation de 200 % des prix de l’essence avait provoqué des manifestations violentes dans plusieurs villes du pays, avec des blocages de routes, des incendies de stations-service et des affrontements avec les forces de l’ordre. L’accès à Internet avait alors été fortement restreint.
L’économie iranienne est fragilisée par les sanctions imposées par les États-Unis et d’autres pays occidentaux, qui accusent Téhéran de chercher à développer un programme nucléaire militaire. L’Iran nie ces accusations et affirme que ses activités nucléaires sont strictement pacifiques.
