Publié le 15 novembre 2025. Belo Horizonte rejoint un mouvement mondial croissant de villes engagées à accélérer la transition vers une économie sans combustibles fossiles, en vue de la COP30 à Belém.
- Belo Horizonte s’engage aux côtés de Rio de Janeiro, Amsterdam, Johannesburg et d’autres métropoles à éliminer progressivement les énergies fossiles.
- Le réseau C40 Cities appelle à un plan d’action concret et ambitieux pour réduire drastiquement les émissions mondiales, responsables de la crise climatique.
- Des initiatives locales déjà en œuvre, comme à Rio de Janeiro et Johannesburg, démontrent la faisabilité d’une transition énergétique juste et équitable.
Belo Horizonte, ville brésilienne dynamique, vient d’annoncer son adhésion à une coalition internationale de villes déterminées à lutter contre la dépendance aux énergies fossiles. Cette initiative, portée par le réseau C40 Cities, qui regroupe près de 100 maires à travers le monde, vise à accélérer la transition vers des sources d’énergie propres et durables. La ville rejoint ainsi Rio de Janeiro, Amsterdam, Bogotá, Johannesburg, São Paulo, Rabat et Cartagena dans cet effort collectif.
Alors que les conséquences du changement climatique se multiplient, le réseau C40 Cities a lancé un appel vibrant à l’action lors de la COP30, qui se tiendra à Belém. Ces villes, qui représentent plus de 80 % des émissions mondiales, plaident pour un plan crédible et audacieux visant à éliminer progressivement les combustibles fossiles et à dynamiser la transition énergétique à l’échelle mondiale. Il est crucial, selon ces dirigeants, de passer des paroles aux actes.
Cet appel urgent n’est pas seulement un plaidoyer, mais une affirmation de leadership de la part des villes les plus touchées par la crise climatique. Les maires insistent sur le rôle essentiel des collectivités locales dans la mise en œuvre du changement. Avec plus de 80 % des émissions mondiales provenant des villes, elles sont au cœur de la bataille climatique. Les gouvernements nationaux doivent reconnaître cette réalité et travailler en partenariat avec les dirigeants locaux pour garantir une transition efficace et équitable.
Des résultats concrets grâce aux villes du C40
Les villes du C40 Cities ne se contentent pas de formuler des recommandations : elles agissent. À Rio de Janeiro, l’initiative RevoluSolar a créé la première communauté photovoltaïque dans une favela, fournissant une énergie à faible coût et réinvestissant les bénéfices dans la formation professionnelle. À Johannesburg, des mini-réseaux solaires fournissent de l’électricité propre à plus de 12 000 foyers dans les quartiers informels. Amsterdam, quant à elle, s’est engagée à supprimer le gaz fossile de 550 000 logements d’ici 2040, démontrant que même les transitions les plus complexes sont possibles avec un engagement fort. L’État de Lagos, au Nigéria, soutient 500 000 ménages vulnérables alors que les subventions aux carburants sont progressivement supprimées, prouvant qu’une transition vers des énergies propres peut être inclusive et équitable.
Ces exemples illustrent l’engagement des villes du C40 Cities à réduire de moitié leur utilisation des combustibles fossiles d’ici 2030. Elles sont en bonne voie pour réaliser ce que les gouvernements nationaux ont eu du mal à accomplir pendant des décennies : s’attaquer de front à la crise climatique et proposer de véritables solutions à leurs citoyens.
La collaboration mondiale, un impératif à la COP30
Lors des négociations de la COP30, les villes du C40 Cities exhortent les gouvernements nationaux à s’associer à elles dans le cadre d’une transition énergétique ambitieuse et juste. Elles appellent à une feuille de route collaborative pour éliminer progressivement les combustibles fossiles, en mettant l’accent sur une transition qui soutient les travailleurs, les communautés et les pays les plus touchés par le changement climatique. Cela implique de mettre en place des mécanismes de financement pour permettre aux villes et aux gouvernements infranationaux de mener la transition sur le terrain.
Les maires insistent sur le fait que les gouvernements locaux doivent jouer un rôle essentiel dans la mise en œuvre du changement. La feuille de route pour un avenir sans combustibles fossiles, qui comprend des voies de mise en œuvre claires pour l’énergie, les transports, les bâtiments et l’industrie, doit être élaborée en collaboration avec les villes, la société civile et les syndicats de travailleurs, afin de garantir que la transition soit juste, inclusive et équitable. Les travailleurs doivent être requalifiés pour les emplois verts de demain, et les bénéfices économiques de la transition doivent être partagés avec les communautés historiquement marginalisées.
Alors que les villes du C40 Cities continuent d’appeler les gouvernements à tenir leurs promesses, elles démontrent qu’un avenir sans combustibles fossiles est possible. En électrifiant les transports, en développant les énergies renouvelables et en investissant dans des infrastructures durables, elles ouvrent la voie à une révolution de l’énergie propre. Des initiatives comme la formation de femmes issues de communautés marginalisées à devenir conductrices de bus électriques à Bogotá, ou l’accès à une électricité propre et fiable pour 12 000 foyers à Johannesburg grâce à des mini-réseaux solaires, témoignent de l’impact concret de ces actions.
La COP30 représente un moment crucial dans la lutte contre le changement climatique. Les villes sont à l’avant-garde de cette transition, et il est clair que l’avenir du monde repose sur la coopération entre les gouvernements locaux, les dirigeants nationaux et la société civile. La feuille de route pour éliminer progressivement les combustibles fossiles doit être soutenue par des actions concrètes, en mettant l’accent sur l’équité et la justice.
