L’ancien président argentin Mauricio Macri a mis en garde contre un éventuel affaiblissement des exportations du pays si l’Argentine s’éloignait de la Chine, révélant ainsi un désaccord public avec le président Javier Milei. Cette divergence intervient alors que Milei avait initialement affiché une posture critique envers Pékin.
« La Chine est plus complémentaire pour l’Argentine que les États-Unis. Je ne crois pas qu’il soit judicieux d’interrompre ce processus », a déclaré Macri vendredi. L’ancien chef de l’État, allié de longue date de Milei, avait joué un rôle crucial dans la victoire électorale de ce dernier en 2023.
Macri est perçu comme une voix modératrice au sein de la droite argentine. Des diplomates et des médias lui attribuent le mérite d’avoir atténué la rhétorique virulente du président Milei à l’égard de la Chine, notamment après une campagne présidentielle durant laquelle Milei avait qualifié les Chinois de « meurtriers » et promis de rompre les liens commerciaux entre les deux pays.
À ce stade, la question des relations commerciales avec la Chine prend une importance particulière dans le contexte des tensions commerciales croissantes entre Pékin et Washington. Le soja, en particulier, pourrait devenir un enjeu majeur dans cette rivalité.



