Publié le 10 janvier 2026 à 08h47 HNE. Le ministre de l’Intérieur indien, Amit Shah, a annoncé le lancement d’une vaste campagne nationale de trois ans contre les stupéfiants, visant à éradiquer le fléau de la drogue en Inde, à partir du 31 mars 2026.
- Une opération d’envergure sera lancée à l’échelle nationale pour lutter contre le trafic et la consommation de drogues.
- Le gouvernement indien s’engage à protéger sa jeunesse contre les dangers de la toxicomanie.
- Une approche à la fois répressive envers les trafiquants et humaine envers les personnes dépendantes est privilégiée.
Lors de la 9e réunion de haut niveau du Centre de coordination contre les stupéfiants (NCORD), Amit Shah a souligné la nécessité d’une stratégie globale et coordonnée pour combattre la menace croissante de la drogue. Le NCORD, créé en 2016, vise à renforcer la collaboration entre les États, le ministère de l’Intérieur et les différentes agences impliquées dans la lutte contre les stupéfiants.
Le ministre a précisé que la campagne contre la drogue débutera immédiatement après l’atteinte de l’objectif fixé au 31 mars, à savoir l’élimination du naxalisme, une forme d’insurrection maoïste. Il a également inauguré virtuellement un nouveau bureau du Bureau de contrôle des stupéfiants (NCB) à Amritsar, renforçant ainsi les capacités de l’agence dans la région.
M. Shah a insisté sur l’importance d’établir une feuille de route claire d’ici le 31 mars, avec des mécanismes de suivi précis et une concentration totale sur la question. Il a appelé tous les départements gouvernementaux à travailler de concert pour trouver une solution durable au problème de la drogue.
« Au cours des trois prochaines années, nous devons lutter sur tous les fronts contre la drogue à travers le pays et rendre l’Inde “sans drogue”, et faire tous les efforts possibles pour protéger la jeunesse du pays contre la drogue. »
Amit Shah, ministre de l’Intérieur indien
Le ministre a également mis en garde contre la complaisance, soulignant que la sensibilisation continue est essentielle pour assurer la sécurité du pays. Il a exprimé le souhait de créer un système permanent capable de mener cette bataille à long terme.
La politique du gouvernement indien est claire : la fermeté doit prévaloir envers les fabricants et les vendeurs de drogues, tandis qu’une approche humanitaire doit être adoptée envers les personnes souffrant de dépendance. M. Shah a souligné que le défi actuel est davantage lié au narcoterrorisme qu’à la simple criminalité, et qu’il s’agit d’une conspiration visant à détruire les générations futures.
Selon les chiffres présentés par le ministre, les saisies de drogues ont considérablement augmenté ces dernières années. Entre 2004 et 2013, 2,6 millions de kilogrammes de drogues d’une valeur de 400 milliards de roupies (environ 4,7 milliards d’euros) ont été saisis. De 2014 à 2025, ce chiffre a grimpé à 1,11 million de kilogrammes, d’une valeur de 1,71 billion de roupies (environ 19,8 milliards d’euros), soit une multiplication par onze.
En 2020, 10 770 acres de cultures d’opium ont été détruites, et en novembre 2025, ce chiffre a atteint 40 000 acres. Le ministre a appelé les directeurs généraux de police de tous les États à élaborer des feuilles de route spécifiques pour leurs régions et à prendre des mesures concrètes pour détruire rapidement les drogues saisies.
M. Shah a rappelé l’objectif du Premier ministre Narendra Modi de faire de l’Inde un leader mondial dans tous les domaines d’ici 2047, date du centenaire de l’indépendance. Il a insisté sur le fait que la protection de la jeunesse contre la drogue est une condition essentielle pour atteindre cet objectif.
Le mécanisme NCORD est structuré en quatre niveaux : un comité au niveau suprême dirigé par le secrétaire de l’Intérieur, un comité exécutif dirigé par le secrétaire spécial du ministère de l’Intérieur, des comités au niveau des États dirigés par les secrétaires en chef, et des comités au niveau des districts dirigés par les magistrats de district.
