Publié le 12 décembre 2025 à 10h30. Le Hamas a proposé de « geler » son arsenal militaire en échange d’une trêve durable à Gaza, tout en réaffirmant son opposition à un désarmement complet, une condition posée par le plan de paix américain.
- Le Hamas est prêt à suspendre les opérations armées pour garantir l’absence d’escalade militaire envers Israël.
- Khaled Méchaal, figure de proue du Hamas, a rejeté l’idée d’un désarmement total, la qualifiant d’« inacceptable ».
- Un accord de cessez-le-feu est actuellement en vigueur, mais reste fragile, avec des accusations mutuelles de violations.
Dans une interview accordée à la chaîne qatarie Al Jazeera, Khaled Méchaal a précisé que le Hamas était disposé à envisager un « gel » ou un « stockage » de ses armes, une proposition qu’il espère pouvoir discuter avec les États-Unis.
« L’idée d’un désarmement total est inacceptable pour la résistance (Hamas). Ce qui est proposé, c’est le gel ou le stockage (des armes)… pour garantir qu’il n’y aura pas d’escalade militaire d’aucune sorte de Gaza vers l’occupation israélienne »
Khaled Méchaal, Haut dirigeant du Hamas
Cette proposition intervient dans le cadre des négociations en cours concernant un cessez-le-feu à Gaza, entré en vigueur le 10 octobre après l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. L’accord prévoit trois phases, la seconde impliquant le retrait des forces israéliennes et leur remplacement par des Forces internationales de stabilisation (FIS), en échange d’une remise des armes par le Hamas.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devrait rencontrer à nouveau Donald Trump lors d’une visite prévue aux États-Unis ce mois-ci, afin de discuter des prochaines étapes du cessez-le-feu.
Cependant, le Hamas a clairement indiqué qu’il ne céderait pas ses armes.
« Pour un Palestinien, le désarmement signifie lui ôter sa propre âme. Atteignons cet objectif par d’autres moyens »
Khaled Méchaal, Haut dirigeant du Hamas
Le groupe se montre également réticent à l’idée d’une présence des troupes internationales à l’intérieur du territoire palestinien, la considérant comme une forme d’« occupation ».
Lors de la première phase du cessez-le-feu, le Hamas a libéré 48 otages, vivants ou décédés, en échange de la libération de près de 2 000 prisonniers palestiniens par Israël et de la restitution des corps de centaines de Palestiniens décédés.
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