L’animatrice de l’émission This Week sur ABC, Martha Raddatz, a été critiquée pour avoir tenté d’amener des responsables politiques à condamner l’ancien président Donald Trump suite à ses déclarations sur l’assassinat de Charlie Kirk, fondateur de Turning Point USA.
Raddatz a interrogé trois élus – le gouverneur Spencer Cox (Républicain, Utah), le gouverneur Jared Polis (Démocrate, Colorado) et le sénateur John Curtis (Républicain, Utah) – sur la réaction de Trump, qui avait attribué la responsabilité de la mort de Kirk à « la gauche radicale ». Elle a cherché à obtenir d’eux une condamnation de cette attitude.
Interrogé sur le fait que Trump n’ait pas mentionné la violence politique visant les démocrates, le gouverneur Cox a été questionné : « Quelle est votre réaction à cela ? Est-ce quelque chose que vous pensez qu’il devrait faire ? » Le gouverneur Polis a quant à lui été invité à commenter le message que, selon Raddatz, Trump aurait dû diffuser, compte tenu de son amitié avec la victime. Enfin, le sénateur Curtis a été pressé de dire si la réaction de Trump était appropriée.
Raddatz n’a pas réussi à obtenir les réponses qu’elle espérait, les trois élus évitant de critiquer directement l’ancien président. « Martha Raddatz semblait avoir un programme bien précis dimanche : amener un ou plusieurs de ses invités à dénoncer le président Trump pour avoir osé accuser « la gauche radicale » de l’assassinat de Charlie Kirk », a déclaré Brent Baker, analyste du Media Research Center. « Est-ce une menace de la part d’un président qui venait de perdre un ami à cause de la violence politique ? »
L’échange a suscité des critiques quant au caractère orienté de l’interview, certains y voyant une tentative de manipuler les invités pour qu’ils adhèrent à un point de vue particulier. L’incident souligne les tensions persistantes entre les médias et les personnalités politiques, en particulier sur des sujets sensibles comme la violence politique et la responsabilité des dirigeants.
