Publié le 10 décembre 2025 à 17h03. Une rencontre inattendue d’une heure et demie a eu lieu mercredi entre le Premier ministre Narendra Modi et Rahul Gandhi, chef de l’opposition, pour discuter des nominations cruciales au sein de la Commission centrale de l’information (CCI) et de la Commission de vigilance centrale (CVC).
- Le Premier ministre Modi et Rahul Gandhi ont échangé sur la sélection du commissaire en chef à l’information, de huit commissaires à l’information et du commissaire à la vigilance de la CVC.
- Rahul Gandhi aurait exprimé des réserves quant à certaines nominations, sans que l’on sache pour l’instant si celles-ci concernent un seul poste ou plusieurs.
- Un vif échange a opposé Rahul Gandhi et le ministre de l’Intérieur Amit Shah au Parlement concernant des allégations de fraude électorale.
Cette réunion, qui s’est tenue mercredi, souligne l’importance accordée à la nomination des responsables de la CCI, un organisme clé dans la garantie de la transparence et de l’accès à l’information en Inde. Conformément aux règles en vigueur, le Premier ministre, un ministre du gouvernement central et le chef de l’opposition sont chargés de désigner les hauts responsables de la CCI, de la Commission électorale et du département de vigilance. Selon l’agence de presse ANI, c’est le ministre de l’Intérieur, Amit Shah, qui a été désigné pour finaliser ces nominations.
La CCI, créée en 2005 en vertu de la loi sur le droit à l’information, est compétente pour toutes les autorités publiques centrales. Plusieurs postes clés au sein de la commission, dont celui de commissaire en chef à l’information et huit autres postes, sont actuellement vacants depuis plus de trois mois, ce qui a pu susciter des inquiétudes quant à la capacité de l’organisme à fonctionner efficacement.
Plus tard dans la journée, l’atmosphère s’est tendue au Lok Sabha, la chambre basse du Parlement indien. Rahul Gandhi a interpellé Amit Shah sur ses accusations de « vote chori » (vol de voix) et sur des critiques à l’égard de l’exercice SIR.
« Je décide quoi dire. Le Parlement ne fonctionnera pas selon vos souhaits. Je déciderai quoi parler. Le Parlement ne fonctionnera pas de cette manière. Il devrait avoir la patience d’écouter mes réponses. »
Amit Shah, ministre de l’Intérieur
Rahul Gandhi a qualifié la réponse de Shah de « défensive et effrayée », affirmant qu’il s’agissait d’une « réaction de peur » et non d’une véritable réponse. Amit Shah a répliqué qu’il s’en tiendrait à son ordre du jour et qu’il ne se laisserait pas provoquer.
« C’était une réaction de peur. Ce n’est pas la vraie réponse. »
Rahul Gandhi, chef de l’opposition
L’issue de ces discussions et les nominations qui en découleront seront suivies de près, car elles auront un impact direct sur la transparence et la responsabilité au sein de l’administration publique indienne.
À lire également : Le Premier ministre Modi réaffirme son soutien au plan de paix à Gaza lors d’un appel avec Netanyahu ; les dirigeants se rencontreront bientôt
