Publié le 28 septembre 2025 à 15h20. Le parti du Congrès a alerté le ministre de l’Intérieur sur une menace de mort proférée contre son chef, Rahul Gandhi, lors d’un débat télévisé, dénonçant une atmosphère politique de plus en plus toxique.
- Le Congrès a déposé une plainte auprès du ministre de l’Intérieur, Amit Shah, suite à des propos tenus par un porte-parole du BJP.
- Ce porte-parole, Pintu Mahadev, aurait déclaré que « Rahul Gandhi sera abattu dans la poitrine ».
- Le Congrès dénonce une escalade de la violence verbale et craint pour la sécurité de son leader.
Le parti du Congrès a exprimé sa vive inquiétude après des menaces de mort explicites proférées à l’encontre de Rahul Gandhi lors d’un débat télévisé. KC Venugopal, chef du Congrès, a partagé la lettre adressée à Amit Shah sur la plateforme X, dénonçant des propos inacceptables tenus par Pintu Mahadev, porte-parole du BJP du Kerala. Selon ces propos rapportés, Rahul Gandhi serait menacé de mort.
Dans sa lettre, M. Venugopal a souligné que les désaccords politiques doivent être réglés dans le cadre constitutionnel et par des moyens pacifiques. Il a cependant déploré que des responsables du BJP en viennent à menacer de mort leurs adversaires politiques en direct à la télévision, soulignant que Rahul Gandhi s’oppose fermement à l’idéologie du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS) et du BJP.
« Il ne s’agit ni d’un lapsus, ni d’une hyperbole imprudente. C’est une menace de mort froide, calculée et effrayante contre le chef de l’opposition et l’un des principaux dirigeants politiques de l’Inde. »
KC Venugopal, chef du Congrès
Le Congrès a également rappelé plusieurs menaces antérieures dont a fait l’objet Rahul Gandhi sur les réseaux sociaux, dont certaines seraient liées à des membres du BJP. Le parti a fait un parallèle avec les assassinats d’Indira Gandhi et de Rajiv Gandhi, soulignant la gravité de la situation actuelle. Il qualifie cette menace d’« imprudence d’un petit fonctionnaire, symptomatique d’une atmosphère toxique délibérément cultivée qui rend le chef de l’opposition vulnérable à la violence ».
Le parti a exhorté le ministre de l’Intérieur à agir immédiatement et de manière décisive, avertissant que tout manque d’action serait interprété comme une « licence de facto » pour légitimer la violence à l’encontre de Rahul Gandhi et constituerait une violation grave de son serment. Le Congrès insiste sur le fait qu’une menace de mort contre Rahul Gandhi est une attaque contre la démocratie indienne elle-même, car il est considéré par de nombreux citoyens comme un défenseur des droits et des valeurs pluralistes du pays.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes entre le BJP et le Congrès. Rahul Gandhi avait récemment accusé le Ladakh d’être sous l’attaque du RSS et du BJP, et plaidé pour son inclusion dans le sixième amendement de la Constitution.
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