Publié le 7 mars 2024. Une étude de l’Université de Stanford révèle que le vieillissement biologique n’est pas un processus linéaire et identifie 78 ans comme le seuil à partir duquel la « vieillesse » est biologiquement définie, en se basant sur des changements protéiques dans le sang.
- L’étude de Stanford établit trois phases biologiques distinctes : de 34 à 60 ans (âge adulte), de 60 à 78 ans (maturité tardive) et après 78 ans (vieillissement).
- Le premier déclin physique significatif est observé dès 34 ans, marquant la fin de la jeunesse biologique.
- La capacité réduite de l’ADN à se réparer est liée au processus de détérioration et aux changements fonctionnels observés avec l’âge.
Des chercheurs de l’Université de Stanford ont mené une analyse approfondie des composants cellulaires de milliers de sujets afin de déterminer les moments précis où l’horloge biologique accélère. Leurs travaux, publiés dans la revue Médecine naturelle, mettent en lumière la complexité du processus de vieillissement et remettent en question une vision linéaire du temps qui passe.
L’équipe, dirigée par Tony Wyss-Coray, a découvert que les transformations liées à l’âge ne se produisent pas de manière uniforme. Les niveaux de protéines plasmatiques restent stables pendant de longues périodes avant de connaître des variations soudaines à des moments clés. Ces fluctuations sont corrélées aux trois phases biologiques identifiées : l’âge adulte (34 à 60 ans), la maturité tardive (60 à 78 ans) et le vieillissement (après 78 ans).
Le seuil des 34 ans marque un tournant important, avec l’apparition des premiers signes de détérioration physique. Ce moment signale la fin de la jeunesse biologique et le début de l’âge adulte. Par la suite, entre 60 et 78 ans, les individus entrent dans une phase de maturité tardive, caractérisée par des changements biologiques subtils mais significatifs.
C’est à partir de 78 ans que le processus de vieillissement s’accélère de manière plus marquée. Les scientifiques associent cette accélération à une diminution de la capacité de l’ADN à se réparer, un phénomène biologique qui déclenche une cascade de manifestations visibles et de changements fonctionnels. Le métabolisme ralentit progressivement et la structure osseuse perd de sa résistance.
L’étude souligne également que le cerveau peut rencontrer des difficultés à mémoriser des informations au quotidien, en raison d’une diminution de la production de protéines et de modifications de l’environnement moléculaire du corps. Ces changements dans les niveaux de protéines plasmatiques sont considérés comme des indicateurs fiables de l’état de santé général et de l’évolution du temps dans les différents tissus du système humain.
En conclusion, les chercheurs de Stanford estiment que ces variations protéiques représentent une transformation globale de l’individu, coïncidant avec les trois seuils d’âge identifiés. Ces tournants biologiques permettent de mieux comprendre pourquoi le corps se détériore à des moments précis de la vie.
Ce contenu a été produit par une équipe de LA NACION avec l’aide d’IA.
