Antofagasta, Chili – La Commission d’évaluation environnementale (COEVA) de la région d’Antofagasta a donné son feu vert unanime au projet d’extension de la division Hales (DMH) de Codelco, assurant ainsi la pérennité de l’exploitation minière jusqu’en 2054 grâce à un investissement de 2,8 milliards de dollars.
- L’approbation permettra à la division Hales de prolonger son activité de 2026 à 2054.
- Un investissement de 2,8 milliards de dollars est prévu pour augmenter la capacité de production de cuivre.
- Le projet s’engage à utiliser exclusivement de l’eau dessalée et à mettre en œuvre des mesures d’atténuation environnementales significatives.
La division Hales, la plus récente de Codelco, a débuté ses opérations en 2013. Elle produit actuellement environ 170 000 tonnes de cuivre fin par an et emploie près de 4 000 personnes, incluant ses propres employés et ceux des entreprises sous-traitantes. L’approbation du projet DMH permettra d’accroître sa capacité d’extraction de 500 000 tonnes par jour (ktpj) à 550 ktpj et le traitement de 57 ktpj à 65 ktpj, pour atteindre une production estimée à 200 000 tonnes de cuivre fin par an.
Codelco souligne que le projet utilisera exclusivement de l’eau dessalée ou provenant de sources autorisées, réaffirmant ainsi son engagement en faveur du développement durable.
L’étude d’impact environnemental (EIE) approuvée prévoit également des mesures d’atténuation des impacts sur l’eau, l’air et le paysage. Des barrières hydrauliques seront notamment installées pour protéger le fleuve San Salvador et l’aquifère Calama-Yalquincha. Les systèmes de contrôle des émissions de particules seront également renforcés, réduisant les émissions de la mine de 3 500 tonnes par an à 3 080 tonnes par an.
Au-delà des aspects environnementaux, le projet comprend plus de 30 engagements volontaires et des actions concrètes pour la ville de Calama. Parmi celles-ci figurent le pavage de plus de 15 kilomètres de rues et d’allées, la construction d’un parc de 15 hectares (Norponiente), l’entretien des voies publiques et le soutien à des programmes favorisant l’agriculture et les énergies renouvelables.
La consultation avec les peuples autochtones a été un élément central du processus. Plus de 200 réunions de dialogue ont été organisées entre mai 2024 et décembre 2025 avec 46 groupes humains appartenant aux peuples autochtones (GHPPI). Les accords conclus incluent des mesures d’atténuation des impacts liés aux particules fines (MP10), des travaux d’infrastructure urbaine et routière, des programmes de développement agricole, des initiatives de reforestation, le développement des énergies renouvelables et la valorisation de la médecine ancestrale, ainsi que des mécanismes de suivi et de traçabilité.
