Publié le 25 octobre 2023 14:02:00. L’enquête sur le meurtre de trois artistes colombiens à Mexico a révélé l’introduction d’une nouvelle drogue, surnommée Coco Chanel, liée au puissant cartel Union Tepito et à un réseau d’extorsion dirigé par un individu connu sous le nom de Diego Armando.
- Une nouvelle drogue, Coco Chanel, est apparue à Mexico, potentiellement liée aux meurtres de trois artistes colombiens.
- Le cartel Union Tepito est suspecté d’être impliqué dans la distribution de cette substance.
- Les autorités mexicaines signalent une augmentation de la production de drogues synthétiques dans la capitale.
L’enquête sur le crime impliquant Byron Sánchez, B Roi et Jorge Luis Région Clown a mis au jour un réseau de trafic de drogue insoupçonné. Les investigations menées par les autorités de l’État de Mexico ont permis d’identifier l’arrivée récente d’un nouveau stupéfiant, baptisé Coco Chanel, en provenance de Colombie. Selon les premiers éléments, sa distribution serait assurée par le cartel Union Tepito, qui aurait donné son accord pour son introduction sur le marché mexicain.
Les enquêteurs soulignent le potentiel addictif élevé de cette nouvelle drogue. Parallèlement, les informations recueillies indiquent que la distribution de Coco Chanel serait orchestrée par le chef d’un réseau d’extorsion, surnommé Diego Armando, qui opère à la fois dans la capitale et dans l’État de Mexico. Il est connu pour contrôler les pratiques de “goutte à goutte” (extorsion de petits commerçants).
L’homicide des trois artistes colombiens, dont les corps ont été découverts le 17 septembre, deux jours après leur disparition, constitue la piste principale suivie par les autorités. Il semblerait que la réunion initialement prévue avec les victimes ait pour objectif d’aborder la question de la distribution de cette nouvelle substance.
Au-delà de Coco Chanel, les autorités mexicaines constatent une recrudescence de la production de drogues synthétiques dans la capitale et à l’échelle fédérale. Plusieurs opérations policières ont permis de saisir du chlorhydrate de cocaïne, des dérivés de cocaïne et des “sels” – des composants listés à l’article 479 de la Loi générale sur la santé.
En février dernier, une perquisition menée dans le quartier Centro a conduit à la saisie de chlorhydrate de cocaïne utilisé dans la fabrication de drogues destinées à la vente au détail. Une demande de transparence adressée au bureau du procureur général a révélé que des précurseurs chimiques destinés à la production de drogues sont détectés dans la capitale depuis 2018. Bien que les quantités soient relativement faibles, elles témoignent de leur utilisation dans la fabrication de méthamphétamine, de cristal et même de fentanyl.
Entre 2019 et 2023, les drogues les plus fréquemment saisies par les autorités locales dans les rues de la capitale sont la marijuana (plus de 7 000 kilogrammes), la cocaïne (65 kilos) et la méthamphétamine (27 kilos).

