Publié le 17 décembre 2023 16:35:00. Une comète interstellaire, 3I/ATLAS, s’approchera de la Terre le 19 décembre, déclenchant un exercice de défense planétaire coordonné par la NASA et plusieurs agences spatiales internationales pour tester les protocoles face à une menace spatiale hypothétique.
- La comète 3I/ATLAS, la troisième identifiée comme provenant d’un autre système solaire, passera à environ 270 millions de kilomètres (170 millions de miles) de la Terre.
- Cet exercice de défense planétaire, impliquant 80 observatoires et une équipe d’experts, vise à affiner les méthodes de suivi et d’analyse des objets spatiaux potentiellement dangereux.
- L’Agence spatiale européenne (ESA) a confirmé que la comète n’est pas d’origine extraterrestre, malgré les théories du complot qui circulent.
La communauté scientifique se prépare à un événement particulier : le passage au plus près de la Terre de la comète interstellaire 3I/ATLAS, prévu le 19 décembre. Si cette approche ne présente aucun danger direct pour notre planète, elle constitue une occasion unique d’observation et de recherche. Pour autant, la NASA et une coalition d’agences spatiales internationales ont activé un vaste exercice de défense planétaire afin de tester leur capacité de réaction face à une menace spatiale hypothétique.
Selon la NASA, 3I/ATLAS atteindra son point le plus proche de la Terre, son périgée, à une distance d’environ 270 millions de kilomètres (170 millions de miles) ce vendredi. Il s’agit du troisième objet céleste identifié comme provenant d’un système solaire autre que le nôtre. Bien que son approche soit notable, les scientifiques insistent sur le fait que la trajectoire de la comète ne la dirige pas vers la Terre et qu’elle ne représente donc aucun risque.
Néanmoins, le Réseau international d’alerte aux astéroïdes (IAWN), une collaboration entre la NASA, l’Agence spatiale européenne (ESA) et plus de 23 pays, a lancé un exercice de défense planétaire ambitieux le 27 novembre. Cet exercice, qui se poursuivra jusqu’en janvier 2027, mobilise 80 observatoires et une équipe de spécialistes des comètes et des astéroïdes. Leur mission : étudier la trajectoire de 3I/ATLAS et élaborer un manuel de procédures pour le suivi et l’analyse d’objets spatiaux potentiellement dangereux à l’avenir.
Josef Aschbacher, directeur de l’ESA, a tenu à dissiper les rumeurs concernant l’origine de la comète. Il a déclaré à l’agence Europa Press :
« Ce n’est pas étranger », comme l’indiquent différentes théories du complot. C’est une comète qui se déplace à très grande vitesse et traverse notre système solaire. Nous l’avons mesurée, nous l’observons et nous savons très bien ce qui se passe.
Josef Aschbacher, directeur de l’Agence spatiale européenne
Pour affiner leurs prévisions et leur suivi, l’ESA a combiné des données provenant de télescopes terrestres situés à Hawaï, en Australie et au Chili avec les informations collectées par des sondes spatiales telles que le Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) de la NASA, ExoMars Trace Gas Orbiter et Juice.
