Publié le 19 décembre 2023 16:00. Une comète interstellaire, provenant d’un autre système solaire, traverse actuellement notre système planétaire et atteindra son point d’approche le plus proche de la Terre ce vendredi. Il s’agit seulement du troisième objet interstellaire jamais détecté par les astronomes.
- La comète 3I/ATLAS, découverte début été, est un visiteur venu d’ailleurs, ne faisant pas partie de notre système solaire.
- Elle atteindra sa distance minimale de la Terre aujourd’hui, à environ 270 millions de kilomètres (150 millions de miles), sans présenter de danger pour notre planète.
- La NASA a démenti les spéculations concernant une éventuelle sonde extraterrestre.
Les astronomes ont récemment mis en observation un nouvel invité venu de l’espace lointain : la comète 3I/ATLAS. Détectée pour la première fois au début de l’été par le système d’alerte précoce ATLAS (Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System), un réseau de télescopes robotisés conçu pour identifier les astéroïdes et les comètes potentiellement dangereux pour la Terre, cette comète se distingue par son origine : elle ne provient pas de notre système solaire.
Ce type d’objet interstellaire est extrêmement rare. Jusqu’à présent, seuls deux autres ont été identifiés : 1I/’Oumuamua et 2I/Borisov. La désignation “3I” dans le nom de la comète 3I/ATLAS indique qu’il s’agit du troisième objet interstellaire découvert. Les premières rumeurs, rapidement démenties par la NASA, évoquaient la possibilité d’une sonde extraterrestre. Aucune preuve ne corrobore cette hypothèse.
Ce vendredi 19 décembre, la comète 3I/ATLAS atteindra son point d’approche le plus proche de la Terre, à une distance d’environ 270 millions de kilomètres. Bien que relativement proche en termes astronomiques, cette distance ne présente aucun risque pour notre planète. La comète passera même de l’autre côté du Soleil, qui se trouve à environ 150 millions de kilomètres de nous. Ainsi, à son point le plus proche, la comète sera presque deux fois plus éloignée du Soleil que la Terre.
L’observation de la comète 3I/ATLAS à l’œil nu sera difficile, voire impossible, en raison de sa faible luminosité. Même les astronomes amateurs équipés de télescopes modestes pourraient avoir du mal à la repérer. Cependant, une diffusion en direct de l’observation est prévue, initialement prévue pour ce vendredi, mais reportée au samedi 20 décembre à 17h00 en raison des conditions météorologiques. La comète restera visible dans le ciel pendant encore quelques mois avant de quitter notre système solaire, mais son observation nécessitera des télescopes de haute performance.
Il est important de distinguer les astéroïdes des comètes. Les astéroïdes, également appelés planétésimaux, sont des corps rocheux et métalliques originaires principalement de la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter. Les comètes, en revanche, sont composées d’un mélange de glace d’eau, de gaz gelés, de poussière et de roches. Lorsqu’elles s’approchent du Soleil, la glace se sublime, créant une atmosphère et une queue caractéristique, qui leur a valu le surnom de “furets” dans le langage populaire.
Les comètes à courte période, qui reviennent régulièrement dans notre système solaire, proviennent de la ceinture de Kuiper, une région située au-delà de l’orbite de Neptune. La célèbre comète de Halley en est un exemple. Les comètes à longue période, quant à elles, seraient originaires du nuage d’Oort, une région hypothétique située aux confins de notre système solaire. Il existe également des comètes non périodiques, qui ne reviennent jamais, et, comme la 3I/ATLAS, des visiteurs provenant d’autres systèmes stellaires.


