Publié le 2025-12-02 21:18:00. Le régulateur irlandais des médias a ouvert des enquêtes contre TikTok et LinkedIn, soupçonnant des manquements aux règles européennes concernant la signalement des contenus illégaux. Ces investigations interviennent dans le cadre de l’application du Digital Services Act (DSA), un règlement visant à encadrer les plateformes en ligne.
- TikTok et LinkedIn sont visés par des enquêtes pour des potentiels défauts dans leurs outils de signalement de contenus illégaux.
- Le régulateur irlandais s’inquiète de la clarté et de l’efficacité de ces mécanismes, craignant qu’ils induisent les utilisateurs en erreur.
- En cas de violation du DSA, les amendes peuvent atteindre jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires annuel des entreprises concernées.
L’autorité irlandaise, Coimisiún na Meán, s’interroge sur la manière dont TikTok et LinkedIn présentent leurs options de signalement. Selon les premières observations, les interfaces pourraient être trompeuses, incitant les utilisateurs à croire qu’ils signalent un contenu illégal alors qu’ils ne font que le signaler comme contraire aux conditions d’utilisation de la plateforme.
« Au cœur du DSA se trouve le droit des personnes de signaler les contenus qu’elles soupçonnent d’être illégaux, et l’obligation pour les fournisseurs de disposer de mécanismes de signalement, faciles d’accès et conviviaux, pour signaler les contenus considérés comme illégaux », a déclaré John Evans, commissaire au DSA de Coimisiún na Meán, dans un communiqué de presse. Il a ajouté que les plateformes ne doivent pas concevoir leurs interfaces de manière à manipuler ou induire en erreur les utilisateurs, ni à entraver leur capacité à prendre des décisions éclairées.
Coimisiún na Meán affirme avoir déjà obtenu des changements significatifs dans les mécanismes de signalement d’autres fournisseurs, en les menaçant de sanctions financières. L’Irlande est un lieu d’implantation privilégié pour de nombreuses entreprises technologiques, ce qui confère à son régulateur un rôle important dans l’application du DSA. Les amendes potentielles pour non-conformité peuvent atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial des entreprises.
Parallèlement, la Commission irlandaise de protection des données mène une enquête distincte concernant X (anciennement Twitter). Cette enquête porte sur l’utilisation présumée de données publiques pour entraîner son assistant d’intelligence artificielle, Grok. Cette pratique pourrait violer le Règlement général sur la protection des données (RGPD) et exposer X à une amende pouvant atteindre 4 % de son chiffre d’affaires mondial.
