Les forces américaines ont mené une nouvelle série de frappes contre l’Iran, tandis que Téhéran a menacé de riposter si les infrastructures du pays étaient ciblées. Ces tensions surviennent après les déclarations du président Donald Trump, qui a annoncé des frappes ciblées sur les infrastructures iraniennes si les négociations ne reprenaient pas.
Les frappes américaines et la réponse iranienne
Les forces américaines ont mené une nouvelle série de frappes contre l’Iran, ciblant des installations militaires et des sites de défense côtière, selon le communiqué de l’US Central Command (CENTCOM). Selon CNBC, les frappes ont touché des systèmes de défense côtière, des sites de stockage de missiles et des installations de surveillance côtière, confirmant les déclarations du président Donald Trump, qui avait menacé de cibler les infrastructures iraniennes si les négociations ne reprenaient pas.
En réponse, le porte-parole du commandement militaire iranien a publié un communiqué sur Telegram, affirmant que « tout ce qui reste intact… sera écrasé par les coups de fer des forces armées de l’Iran, de sorte qu’aucune trace de cela ne reste, comme s’ils n’avaient jamais existé ». Cette déclaration, rapportée par CNBC, souligne la détermination de Téhéran à riposter à toute attaque, tout en affirmant qu’« aucun pays étranger ne doit interférer dans le détroit d’Ormuz ».
Les tensions s’intensifient après les déclarations de Trump
Le président Donald Trump a affirmé lors d’une interview avec Fox News que les forces américaines cibleraient les centrales électriques et les ponts iraniens si les négociations ne reprenaient pas. « La semaine prochaine, les centrales électriques seront ciblées. Les ponts seront détruits, à moins qu’ils ne reviennent à la table pour négocier », a-t-il déclaré. Cette déclaration a été rapportée par CNBC, et a exacerbé les tensions entre Washington et Téhéran.
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En réaction, le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que « nos mains ne sont pas liées », selon un communiqué rapporté par Theguardian. Le ministère a également souligné que les forces iraniennes riposteraient avec « toute leur force et leur puissance » aux agressions américaines, en se référant à un mémorandum signé avec les États-Unis.
Les conséquences sur les marchés et les tensions régionales
Les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont eu un impact immédiat sur les marchés énergétiques. Les prix du pétrole ont connu une hausse, avec le brut Brent en chute de 0,5 % à 84,42 dollars le baril, selon CNBC. Le pétrole américain WTI a également baissé, tombant à 79,47 dollars le baril. Les marchés ont réagi à l’incertitude liée à l’escalade des tensions dans la région.
Par ailleurs, les tensions ont conduit à des attaques croisées entre les forces américaines et iraniennes. Selon Aljazeera, l’IRGC a affirmé avoir attaqué des installations militaires américaines en Oman, au Bahreïn et au Koweït, détruisant des avions F-15, F-16 et F-35 ainsi que des drones MQ-9. Le ministère iranien de la Santé a également rapporté plus de 260 blessés et 30 décès dus aux frappes américaines, selon Aljazeera.
Les enjeux géopolitiques et les prochaines étapes
Le détroit d’Ormuz, un corridor stratégique pour le commerce mondial, est au cœur des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Les deux pays se sont mutuellement accusés de menacer la liberté de navigation dans cette zone. Selon Theguardian, l’Iran a également demandé aux Houthis, alliés de Téhéran au Yémen, de se préparer à fermer la route maritime du golfe d’Aden si les frappes américaines continuaient.

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Les prochaines étapes dépendront de la capacité des négociations à reprendre. Le sénateur Bernie Sanders a critiqué les actions de Trump, affirmant que « relancer une guerre avec l’Iran ne rendra pas l’Amérique plus forte » et que cela coûterait « plus de vies et gaspillerait plus d’argent des contribuables ». Ces déclarations, rapportées par Theguardian, soulignent les divergences politiques sur la gestion de la crise.
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