Publié le 17 novembre 2023 10:35. Hong Kong pourrait être confrontée à une circulation discrète de la fièvre chikungunya, alertent les experts, alors que la source du quatrième cas local de la semaine dernière reste inconnue. Les autorités sanitaires renforcent la lutte anti-moustiques face à cette menace.
- Un quatrième cas local de fièvre chikungunya a été confirmé à Hong Kong le 13 novembre.
- Les autorités n’ont pas identifié la source de ce dernier cas, ni de liens avec les précédents.
- Un expert en maladies infectieuses met en garde contre des chaînes de transmission silencieuses de la maladie.
Hong Kong pourrait connaître une circulation locale de la fièvre chikungunya sans que les autorités n’aient encore identifié la source du quatrième cas confirmé cette semaine. La patiente, une femme de 68 ans résidant à Shau Kei Wan, a développé de la fièvre, des douleurs articulaires et une éruption cutanée, nécessitant une hospitalisation à l’hôpital Pamela Youde Nethersole Eastern.
Selon les informations des autorités sanitaires, la femme n’a pas voyagé au cours des deux derniers mois et ses activités habituelles ne recoupent pas les zones où d’autres cas ont été détectés récemment. Cette absence de lien direct avec des cas connus inquiète les experts.
« Ce dernier cas, je crois, met en évidence que nous avons des chaînes de transmission silencieuses à Hong Kong. »
Joseph Tsang Kay-yan, coprésident du comité consultatif sur les maladies transmissibles de l’Association médicale de Hong Kong
Joseph Tsang Kay-yan souligne également la possibilité que les moustiques locaux soient porteurs du virus et contribuent à sa propagation. Il appelle à un renforcement des mesures de lutte anti-moustiques. Cependant, il note que le temps plus frais et la diminution des cas dans la province voisine du Guangdong pourraient aider à contenir l’épidémie.
La fièvre chikungunya est une maladie virale transmise par les moustiques Aedes. Elle se manifeste généralement par de la fièvre, des douleurs articulaires intenses et une éruption cutanée. Bien que rarement mortelle, elle peut entraîner des douleurs chroniques et une invalidité à long terme.
