Publié le 18 janvier 2024 21:57:00. Le maire d’un arrondissement de Mexico, Mauricio Tabe, a créé la controverse en appelant publiquement à l’expulsion des ambassades du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua, qu’il qualifie de régimes dictatoriaux. Cette initiative, largement relayée sur les réseaux sociaux, intervient dans un contexte de tensions diplomatiques en Amérique latine.
- Mauricio Tabe, maire de Miguel Hidalgo et coordinateur national des maires du Parti d’Action Nationale (PAN), demande le déplacement des ambassades du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua.
- Il justifie sa demande en dénonçant les gouvernements de ces pays comme des « dictatures » abusant de leur pouvoir.
- Cette initiative a suscité un débat passionné sur les réseaux sociaux, entre soutien et critiques virulentes.
La demande du maire de Miguel Hidalgo, Mauricio Tabe, de voir les ambassades du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua déplacées de son arrondissement a déclenché une vive polémique au Mexique. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, M. Tabe a exprimé son opposition à la présence de représentants de ces gouvernements, qu’il considère comme des régimes autoritaires. Il a affirmé qu’il s’exprimait non pas en tant que politicien, mais en tant que citoyen préoccupé par la défense de la liberté et des droits de l’homme.
« Ici, nous défendons la démocratie, la liberté et la dignité humaine. Le silence face à l’injustice est une complicité. »
Mauricio Tabe, maire de Miguel Hidalgo et coordinateur national des maires du PAN
La vidéo, qui a déjà été visionnée plus de 17 000 fois, a été largement partagée par des personnalités de droite, notamment l’influenceur Edson Andrade, accusé par le gouvernement de la capitale de Morena d’inciter à la contestation contre l’administration locale, ainsi que par d’autres créateurs de contenu comme Mauricio García. Les utilisateurs affiliés au PAN ont salué cette position, arguant de la nécessité de ne pas normaliser les dictatures.
Cependant, la demande de M. Tabe a également été vivement critiquée. Certains l’ont qualifiée d’« acte barbare » et d’« initiative sans fondement juridique », tandis que d’autres y voient une tentative de politisation de la politique étrangère mexicaine.
Cette déclaration intervient dans un contexte régional tendu, marqué notamment par les récentes interventions militaires des États-Unis au Venezuela, qui ont suscité des réactions diplomatiques en Amérique latine et des appels au respect de la souveraineté des peuples.
