Publié le 2024-02-29 18:32:00. Le représentant Kiko Barzaga, élu de la 4e circonscription de Cavite, a été suspendu de ses fonctions par la Chambre des représentants des Philippines pour soixante jours, suite à des publications controversées sur son compte Facebook jugées indignes d’un parlementaire.
- Kiko Barzaga a été reconnu coupable de comportement répréhensible par la commission d’éthique de la Chambre.
- La suspension est assortie d’une perte de salaire et d’indemnités, et d’un avertissement concernant de futures infractions.
- La Chambre a ordonné la suppression de 24 publications jugées problématiques.
La Chambre des représentants a voté massivement en faveur de la suspension de Kiko Barzaga, avec 249 voix pour, cinq contre et onze abstentions. La décision fait suite à une plainte déposée par d’anciens collègues du Parti de l’unité nationale et à une enquête menée par la commission d’éthique.
Selon la commission, les publications en question étaient “incendiaires” et avaient tendance à “semer injustement la méfiance du public envers le gouvernement et la Chambre des représentants”. Lors de la présentation des conclusions à l’assemblée plénière, le représentant JC Abalos a précisé que Barzaga avait défendu ses publications en les qualifiant d’exercice légitime de ses fonctions de surveillance et de représentation, invoquant son droit à la liberté d’expression. Barzaga a également affirmé qu’il n’y avait aucune preuve de malveillance dans ses déclarations, les considérant comme une simple expression d’opinion sur des questions d’intérêt public.
« Les publications font partie de l’exercice légitime des fonctions de surveillance et de représentation d’un législateur et relèvent de mon droit à la liberté d’expression. »
Kiko Barzaga, représentant du 4e district de Cavite
Interrogé après la décision, Kiko Barzaga a déclaré qu’il “continuera à se battre”. La commission d’éthique n’a pas divulgué la liste complète des 24 publications incriminées, mais a mentionné la présence de “photos obscènes” ou de “contenu obscène”. Un exemple précis a été présenté aux médias par le vice-président Ronaldo Puno : une photographie montrant les cuisses d’une femme légèrement vêtue enroulées autour du cou de Barzaga.
La commission a également demandé la suppression de publications jugées humiliantes envers les femmes, ostentatoires quant à la richesse, ou faisant l’apologie d’un incendie criminel visant le Batasang Pambansa (le parlement philippin). D’autres publications contenaient des “insinuations générales, offensantes et non fondées” à l’encontre d’institutions et de fonctionnaires publics, notamment des critiques à l’égard de l’ancien président du gouvernement Martin Romualdez et d’autres personnalités pour des allégations de corruption.
La Chambre a estimé que l’ensemble de ces publications constituait un “comportement répréhensible” et était incompatible avec la dignité d’un membre du Congrès. Kiko Barzaga dispose désormais de 24 heures pour supprimer les publications signalées, sous peine de voir sa suspension de soixante jours sans solde maintenue.



