Publié le 27 décembre 2025 16:48:00. Une femme coréenne se retrouve dans une situation désespérée après avoir accepté de pardonner l’infidélité de son mari, pour ensuite découvrir qu’il a quitté le foyer conjugal pour vivre avec sa maîtresse, une autre femme mariée. Elle se demande maintenant quelles options légales s’offrent à elle.
- Une femme, identifiée sous le nom de Mme A, a pardonné à son mari après une liaison, moyennant une compensation financière versée à la maîtresse.
- Son mari a ensuite abandonné son foyer pour vivre avec cette femme, qui a elle-même une famille.
- Mme A envisage différentes actions, allant de la confrontation aux familles concernées à une action en justice, mais craint des conséquences légales.
Mme A, une mère de famille d’une quarantaine d’années, a partagé son histoire poignante lors de l’émission « Centre de conseil de l’avocat Jo In-seop » sur la radio YTN. Elle décrit comment sa vie, qu’elle qualifiait de « normale et heureuse », a basculé lorsque son mari l’a trompée. Après des supplications de son époux, promettant de ne plus recommencer, Mme A a finalement accepté de lui pardonner. Un accord inhabituel a été conclu : la femme avec laquelle son mari avait eu une liaison recevrait une somme de 20 millions de wons (environ 15 000 euros) en guise de compensation.
« L’argent n’était pas le plus important, je voulais juste mettre fin à ce cauchemar le plus vite possible et retrouver notre vie d’avant », a confié Mme A, regrettant amèrement son choix. Malheureusement, son espoir a été de courte durée. Peu après l’accord, son mari a quitté le domicile familial pour emménager avec sa maîtresse. Le choc ne s’arrête pas là : cette femme est également mariée et son propre époux ignore tout de sa liaison.
La situation est d’autant plus frustrante que la maîtresse avait initialement signé un accord promettant de ne plus jamais revoir Mme A. Pourtant, elle a abandonné sa propre famille pour vivre avec l’époux de Mme A. « Mes enfants cherchent leur père tous les soirs, mais je ne sais plus quoi leur dire », se lamente Mme A. « C’est injuste et insupportable. »
Désespérée, Mme A envisage différentes options, mais redoute les conséquences légales. Elle se demande s’il doit confronter le mari de la maîtresse, révéler la vérité à sa belle-famille, ou même se rendre au domicile de la maîtresse pour exiger le retour de son mari. Elle craint que ses actions, motivées par la colère, ne se retournent contre elle. « Puis-je encore faire quelque chose, alors que nous avons déjà un accord concernant la pension alimentaire ? » s’interroge-t-elle.
Maître Park Seon-ah, avocate au cabinet Shinsegae, explique que les accords de compensation pour des actes illégaux ne sont généralement valables que pour les faits antérieurs à la signature de l’accord.
« Si l’accord ne contenait pas une clause excluant toute responsabilité pour des actes futurs, les agissements postérieurs peuvent être considérés comme de nouvelles infractions, ouvrant la voie à une demande de dommages et intérêts supplémentaires. »
Maître Park Seon-ah, avocate au cabinet Shinsegae
Cependant, l’avocate met en garde contre les actions impulsives. Elle souligne que révéler la vérité au mari de la maîtresse pourrait être considéré comme de la diffamation, tandis qu’une confrontation directe avec la maîtresse pourrait être interprétée comme du harcèlement, voire des menaces. Elle conseille à Mme A d’envisager une action en justice pour adultère.
