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États-Unis bombardent l’Iran : 300 frappes en trois nuits pour protéger le détroit d’Ormuz

by Clara Dubois
Une escalade centrée sur le détroit d'Ormuz

Le commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé avoir frappé plus de 300 cibles militaires iraniennes sur une période de trois nuits, culminant avec une nouvelle série d’attaques lancées le 12 juillet 2026. Cette offensive fait suite à des frappes iraniennes contre des installations américaines dans le golfe Persique et l’attaque d’un navire commercial dans le détroit d’Ormuz.

Une escalade centrée sur le détroit d’Ormuz

Le point de rupture majeur concerne le contrôle du détroit d’Ormuz, un corridor énergétique vital par lequel transitaient, avant le début de la guerre, environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié. L’Iran a déclaré avoir fermé le passage maritime après qu’un navire aurait emprunté une route non approuvée, tandis que les autorités américaines et le président Donald Trump soutiennent que le détroit reste ouvert au trafic commercial.

Une escalade centrée sur le détroit d'Ormuz
Photo: Theguardian

L’élément déclencheur des frappes du dimanche a été l’attaque iranienne contre un porte-conteneurs battant pavillon chypriote. Le navire, qui longeait les côtes d’Oman, a subi d’importants dommages dans la salle des machines et a été embrasé.

Bilan des opérations militaires et cibles

Le CENTCOM a précisé que les frappes du dimanche visaient environ 140 cibles, incluant des sites de lancement de missiles et de drones, des dépôts de munitions et des équipements de communication. Au total, plus de 300 cibles ont été touchées en trois nuits. D’autres opérations ont visé des systèmes de défense aérienne, des réseaux de commandement et plus de 60 petites embarcations du Corps des Gardiens de la révolution islamique.

Les États-Unis lancent des frappes contre l'Iran, le détroit d'Ormuz fermé "jusqu'à nouvel ordre"

Le gouvernement iranien a également accusé les États-Unis d’avoir frappé le périmètre de sa seule centrale nucléaire civile dans la province de Bushehr, ainsi que deux ponts stratégiques pour le commerce avec la Chine.

Répercussions régionales et diplomatiques

En réponse aux frappes américaines, l’Iran a étendu ses opérations à plusieurs pays voisins hébergeant des forces américaines :

Répercussions régionales et diplomatiques
Photo: Theguardian
  • Qatar : Trois personnes, dont un enfant, ont été blessées par des éclats lors de l’interception de tirs iraniens.
  • Oman : Des drones ont frappé deux régions, poussant Mascate à convoquer l’ambassadeur iranien pour protester contre des actes jugés « irresponsables ».
  • Koweït : Des dommages ont été signalés suite à une attaque contre une plateforme de forage pétrolier, faisant un blessé.
  • Bahreïn et Jordanie : Bahreïn a intercepté plusieurs attaques aériennes et la Jordanie a rapporté des frappes de missiles ayant causé des dommages mineurs.

Un accord de paix en péril

Ces affrontements menacent directement un protocole d’accord intérimaire signé le 17 juin, qui prévoyait la réouverture du détroit et un cadre de négociations de 60 jours pour mettre fin à la guerre. Alors que le milieu de cette période arrive sous peu, le président Donald Trump a indiqué considérer que le cessez-le-feu était terminé, déclarant : « nous sommes en train de les battre ». De son côté, Mohammad Bagher Ghalibaf, négociateur principal iranien, a affirmé que « l’ère des accords à sens unique est terminée ».

Sur les marchés, cette instabilité a provoé une hausse du Brent et du brut américain, tous deux augmentant de plus de 3 % dans la soirée du 12 juillet. Parallèlement, les États-Unis ont révoqué une dérogation temporaire permettant à Téhéran d’exporter du pétrole.

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