Publié le 20 octobre 2025 à 13h22. Le ministre indonésien de l’Énergie et des Ressources minérales, Bahlil Lahadalia, a réaffirmé que la distribution de carburant en Indonésie est strictement encadrée par la loi, suite à des signalements de stations-service privées en rupture de stock. Il a mis en garde contre toute tentative de contourner les réglementations en vigueur.
- Le ministre Lahadalia insiste sur le caractère légal de la distribution de carburant en Indonésie.
- Les stations-service privées doivent se conformer aux quotas d’importation fixés par le gouvernement.
- En cas de non-respect des règles, le ministre invite les entreprises à opérer dans d’autres pays.
Bahlil Lahadalia a réagi aux plaintes concernant des pénuries de carburant dans certaines stations-service privées, soulignant que l’Indonésie est un État de droit. Il a déclaré que toute activité économique dans le pays doit se dérouler dans le respect des lois et réglementations établies.
« Concernant le carburant, certains disent : ‘Monsieur, c’est épuisé, monsieur’. ‘Celui-ci est épuisé, monsieur’. Sachez que c’est une question d’importation, c’est un pays de lois, il y a des règles, ce n’est pas un pays sans maître. »
Bahlil Lahadalia, ministre de l’Énergie et des Ressources minérales
Le ministre a rappelé que l’article 33 de la loi 45 stipule que les secteurs de production essentiels aux besoins de la population sont sous le contrôle de l’État. Il a insisté sur le fait que l’Indonésie dispose d’un cadre réglementaire clair et que tous les acteurs économiques, y compris les entreprises privées, sont tenus de le respecter.
Pour ceux qui jugeraient le climat réglementaire indonésien trop contraignant, Bahlil Lahadalia a lancé un avertissement clair : « Si quelqu’un estime qu’il n’y a pas de règles pour faire des affaires dans ce pays, veuillez chercher un autre pays. Parce que nous sommes tous des citoyens indonésiens qui doivent obéir aux règles du jeu et aux lois applicables, sans parler de toute autre chose. »
Le ministre a précisé que les stations-service privées avaient reçu cette année des quotas d’importation de carburant représentant 110 % de leurs ventes de l’année précédente, soit une augmentation de 10 %. Cependant, ces quotas étant désormais épuisés, le gouvernement exige désormais que ces entreprises s’approvisionnent en carburant de base auprès de Pertamina, l’entreprise nationale, qui dispose encore de quotas d’importation. « Nous accordons donc des quotas d’importation, mais nous ne les accordons pas à 110 pour cent », a-t-il précisé.
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