Publié le 29 décembre 2025 07:33:00. L’Association médicale malaisienne (AMM) et le Conseil médical malaisien (CMM) mettent en garde le public contre l’utilisation abusive du titre de docteur par des jeunes diplômés en médecine non encore autorisés à exercer, soulignant l’importance de vérifier les qualifications des professionnels de santé.
- L’AMM rappelle que le simple fait de détenir un diplôme de médecine ne confère pas le droit d’exercer.
- Elle insiste sur le risque de confusion et de préjudice pour le public si des personnes non enregistrées donnent des conseils médicaux.
- L’AMM exhorte les médias, les influenceurs et les diplômés en médecine à faire preuve de responsabilité et de transparence.
Face à un intérêt public croissant concernant l’utilisation du titre de « docteur » par les jeunes diplômés en médecine avant leur inscription officielle, l’AMM a publié une déclaration pour clarifier la situation. Tout en reconnaissant le rôle du CMM en tant qu’organisme de réglementation, l’AMM estime qu’il est crucial d’apporter un éclaircissement sur les aspects professionnels et éthiques de cette question.
L’AMM exprime sa vive préoccupation face à toute utilisation abusive des titres ou des qualifications médicales, susceptible de compromettre la confiance du public et la sécurité des patients. Dans un contexte où l’information médicale circule abondamment sur les réseaux sociaux, il est primordial de s’assurer que seuls les professionnels dûment qualifiés et enregistrés puissent se prononcer sur des questions de santé.
Bien qu’il soit légitime pour les titulaires d’un diplôme en médecine d’utiliser le titre académique de « docteur », l’AMM souligne qu’il ne leur donne pas le droit d’exercer la profession. La loi médicale de 1971, à l’article 33, stipule clairement qu’il est illégal pour une personne non enregistrée ou non exemptée d’utiliser des noms, des titres ou des descriptions susceptibles d’induire le public en erreur quant à ses compétences ou à son autorisation d’exercer.
En d’autres termes, le problème ne réside pas dans le titre lui-même, mais dans le contexte de son utilisation. L’AMM met en garde contre l’utilisation du titre de « docteur » par un professionnel non agréé dans un contexte médical, que ce soit en présentiel ou en ligne, notamment pour donner des conseils, des avis ou des traitements, car cela pourrait induire le public en erreur et potentiellement lui causer du tort.
L’AMM, en accord avec la déclaration du CMM, encourage vivement le public à vérifier l’enregistrement et l’autorisation d’exercer d’un médecin sur le site web du Conseil médical malaisien. Elle rappelle également que le public a le droit de signaler aux autorités compétentes toute personne exerçant illégalement une activité médicale.
Enfin, l’AMM appelle toutes les parties prenantes – diplômés en médecine, professionnels des médias, promoteurs de produits et créateurs de contenu numérique – à faire preuve de responsabilité, de transparence et de jugement éthique dans l’utilisation des titres professionnels dans le domaine de la santé. L’AMM continuera de collaborer avec toutes les parties concernées, y compris le CMM, afin de préserver l’intégrité de la profession et de maintenir la confiance du public dans le système médical.
Cette déclaration a été publiée par le président de l’AMM, le Dr R. Arasu.
- Il s’agit de l’opinion personnelle de l’auteur ou de la publication et ne représente pas nécessairement le point de vue de CodeBleu.
