Publié le 9 décembre 2025 à 22h47. La Commission des Marchés Financiers (CMF) chilienne met en garde le public contre six applications mobiles proposant des prêts à des taux usuraires et non réglementées, tout en signalant une recrudescence de tentatives de fraude par hameçonnage se faisant passer pour des agents de l’agence.
- La CMF a déposé une plainte pénale contre les responsables de ces applications.
- Six applications mobiles sont spécifiquement pointées du doigt pour pratiques de crédit abusives.
- La CMF rappelle qu’elle ne contactera jamais les particuliers pour obtenir des informations financières sensibles.
La Commission des Marchés Financiers (CMF), l’organisme de régulation du système financier chilien, a alerté la population concernant six applications de téléphonie mobile qui, selon elle, proposent des crédits à des taux d’intérêt excessivement élevés, constitutifs d’usure. Ces plateformes ne sont pas autorisées à exercer et ne sont donc soumises à aucun contrôle réglementaire.
Les applications concernées sont les suivantes : « APP PRÊTS RAPIDES – MONTANT ÉLEVÉ », « APPLICATION RAPILUKA-PRÊTS RAPIDES », « APPLICATION GANAFACIL-PRÊTS RAPIDES », « APPLICATION INTI PRESTAMO », « APPLICATION BANACREDI – NOUS PRÊTONS RAPIDEMENT » et « L’APPLICATION EST FACILE ». Certaines de ces applications sont accessibles via des plateformes numériques ou des sites web.
Face à ces pratiques illégales, la CMF a décidé de porter plainte auprès du Ministère Public contre les responsables de ces applications, comme l’a confirmé l’agence dans un communiqué de presse.
Cette alerte intervient après une augmentation des signalements de tentatives de fraude. Au cours de la première quinzaine de novembre, la CMF a constaté une recrudescence de contacts frauduleux, où des individus se faisant passer pour des employés de l’agence ont tenté d’obtenir des informations financières confidentielles auprès de particuliers. Ces tentatives se sont manifestées par des appels téléphoniques, des courriels, voire même des visites à domicile.
Les fraudeurs cherchaient à obtenir des données bancaires, des codes de sécurité ou à récupérer des cartes de crédit et/ou de débit. La CMF insiste sur le fait qu’elle ne contactera jamais les titulaires de comptes bancaires ou les clients d’autres institutions financières pour leur demander leurs identifiants, leur proposer des assurances ou des investissements, solliciter des virements ou effectuer des transactions bancaires en vue d’obtenir un crédit ou de signaler des fraudes.
Pour se tenir informé des éventuels cas de fraude signalés, la CMF invite le public à consulter la page « Alerte à la fraude » de son site web, qui fournit des informations sur les techniques utilisées par les fraudeurs et les précautions à prendre.
