Publié le 29 septembre 2023 à 22h45. La présence du virus MPOX (anciennement appelé Monkeypox) de clade I a été détectée dans les eaux usées du comté de Pierce, dans l’État de Washington, incitant les autorités sanitaires à renforcer la surveillance, bien qu’aucun cas clinique n’ait été signalé dans la région.
- Le département de la santé de l’État de Washington et l’Université de Washington ont identifié le virus dans les eaux usées le 24 septembre.
- Six cas de clade I MPOX ont été recensés aux États-Unis, tous liés à des voyages récents dans des zones où le virus est en circulation.
- Les autorités sanitaires rappellent que le risque de transmission reste faible et encouragent les personnes présentant des symptômes à consulter un médecin.
La découverte du virus MPOX de clade I dans les eaux usées du comté de Pierce a conduit le département de la santé du comté de Tacoma-Pierce à collaborer avec les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et le département de la santé de l’État pour intensifier les tests des eaux usées. Cette surveillance accrue vise à détecter précocement toute éventuelle propagation du virus au sein de la communauté.
Pour l’heure, aucun patient atteint du clade I MPOX n’a été identifié dans le comté de Pierce. Les CDC ont fait état de six cas de ce variant aux États-Unis, tous associés à des voyages récents dans des pays confrontés à des épidémies. Il n’y a pas eu de transmission soutenue du clade I MPOX sur le territoire américain.
« C’est un événement rare, et aussi un excellent exemple de la façon dont la santé publique garde de près la propagation de la maladie pour évaluer les risques et informer la communauté en cas de besoin. »
Dr James Miller, responsable de la santé du comté de Tacoma-Pierce
Le Dr Miller a tenu à rassurer la population, soulignant que le risque de contamination reste faible. Il conseille néanmoins aux personnes présentant des symptômes de consulter leur médecin traitant.
Les professionnels de santé sont invités à envisager la possibilité d’une infection par le MPOX chez les patients présentant une éruption cutanée caractéristique et à s’enquérir de leurs antécédents de voyage. Tout cas suspecté doit être signalé aux services de santé.
La surveillance des eaux usées, complémentaire des analyses cliniques classiques, permet une détection précoce de la présence du virus MPOX de clade I. Les tests des eaux usées sont un outil précieux pour anticiper et gérer les risques sanitaires.
Le virus MPOX se transmet par un contact physique étroit, notamment par contact sexuel et au sein des foyers. Les mesures de prévention sont similaires pour les deux principaux clades du virus (I et II). Les symptômes incluent une éruption cutanée pouvant se manifester par des boutons, des vésicules ou des ulcères, souvent précédée de symptômes pseudo-grippaux.
La plupart des personnes infectées se rétablissent en deux à quatre semaines. Cependant, la maladie peut être plus grave chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.
Les personnes présentant de nouvelles éruptions cutanées ou des symptômes sont invitées à éviter tout contact peau à peau et à consulter un médecin. Un vaccin est disponible pour les personnes les plus à risque. Pour plus d’informations sur la vaccination, il est conseillé de contacter son médecin ou de consulter le site web du département de la santé.
Pour en savoir plus sur l’urgence mondiale déclarée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) face à la propagation du MPOX en Afrique, vous pouvez consulter ce rapport. Concernant le changement de nom de Monkeypox en MPOX, motivé par des préoccupations liées au racisme, des informations complémentaires sont disponibles ici.
