Johannesburg accueillera un sommet du G20 axé sur la réduction des dettes des pays en développement et une meilleure représentation des économies émergentes dans les institutions financières internationales, a annoncé le président sud-africain Cyril Ramaphosa. La réunion, prévue les 22 et 23 novembre, devrait aboutir à un engagement ferme pour une gestion plus équitable et coordonnée de la dette.
S’exprimant devant l’Assemblée nationale, le président Ramaphosa a souligné l’importance de s’attaquer aux vulnérabilités liées à la dette dans les pays à revenu faible et intermédiaire. « Nous espérons que le sommet adoptera un engagement politique pour s’attaquer de manière efficace, complète et systématique aux vulnérabilités liées à la dette dans les pays à revenu faible et intermédiaire », a-t-il déclaré. Il a précisé que ces dettes entravaient la capacité de ces nations à lutter contre la pauvreté, les inégalités et à investir dans leur croissance future.
Le sommet devrait également se traduire par un renforcement des banques multilatérales de développement, notamment la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque africaine de développement. Par ailleurs, la communauté internationale sera invitée à soutenir les pays qui mettent en œuvre des réformes solides et dont la dette est viable, mais qui rencontrent des difficultés de liquidités.
Ramaphosa a également annoncé qu’il présenterait le rapport sur les inégalités mondiales, commandé par la présidence sud-africaine du G20 et dirigé par le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz. Ce rapport propose une analyse approfondie des inégalités à l’échelle mondiale et formule des recommandations concrètes, notamment une réforme des normes économiques internationales, une refonte des règles de propriété intellectuelle et une révision des régimes fiscaux pour garantir une taxation plus juste des multinationales et des grandes fortunes.
L’Afrique du Sud, qui assure la présidence tournante du G20 depuis décembre 2024 et jusqu’au 30 novembre, accueillera pour la première fois ce sommet. Cependant, la réunion sera marquée par l’absence du président américain Donald Trump, qui a confirmé mercredi qu’il ne participerait pas, tout en remettant en question la place de l’Afrique du Sud au sein du groupe.
Le sommet devrait également porter sur le renforcement du filet de sécurité financière mondial et l’amélioration de la représentation des économies en développement dans les processus décisionnels des institutions économiques et financières internationales.
