Publié le 15 octobre 2025 05:58:00. Le Parlement bulgare a été paralysé ce mardi par l’absence de députés du parti GERB, empêchant la tenue de la séance plénière. Cette situation intervient après un appel du leader de GERB à ses élus de retourner sur le terrain auprès de leurs électeurs, laissant planer un doute sur leur volonté de soutenir le gouvernement actuel.
- L’absence de quorum, due au manque de députés GERB, a contraint la présidente de la séance à reporter les travaux au lendemain.
- L’opposition a profité de la situation pour exprimer son mécontentement et réclamer la démission du gouvernement.
- Boïko Borissov, leader de GERB, a incité ses députés à privilégier le contact avec leurs circonscriptions, suggérant un blocage intentionnel du Parlement.
Seuls 61 députés, majoritairement issus de l’opposition, se sont inscrits pour la séance plénière de ce mardi. L’absence notable des élus du GERB (Groupe des Européens pour le Renouveau Démocratique) a empêché d’atteindre le quorum nécessaire au fonctionnement du Parlement. La présidente de la séance, Natalia Kiselova, n’a pas tenté de rassembler les députés manquants, mais a simplement annoncé la reprise des travaux pour le lendemain à 9 heures.
La situation a été marquée par des manifestations de l’opposition, dont les membres ont scandé des slogans appelant à la démission du gouvernement et brandi des pancartes portant le mot « démission ».
Cette paralysie intervient après que Boïko Borissov a demandé à ses députés de se concentrer sur leurs circonscriptions électorales. Sur son compte Facebook, les adjoints des députés GERB ont rapidement annoncé leurs horaires de permanence pour la journée, coïncidant avec le créneau prévu pour la séance plénière. Cette initiative a été interprétée comme un signal clair de la volonté de GERB de ne pas contribuer au quorum.
Selon les déclarations rapportées, Borissov a souligné que le gouvernement devait soit travailler de manière unie pour le bien des Bulgares, soit assumer les conséquences de sa dépendance vis-à-vis des autres partis.
« Soit le gouvernement travaillera d’une seule voix et travaillera pour le bien des Bulgares, soit il fera preuve d’audace pour plaire aux partis. Nous passerons encore 3-4 jours sans quorum et nous partirons. Il faudra décider s’ils peuvent gouverner sans le sixième parti, ce qui les fera entrer dans la zone euro. »
Boïko Borissov, leader de GERB
L’avenir de la session parlementaire et la capacité du gouvernement à gouverner sans le soutien de GERB restent incertains. La question de l’adhésion de la Bulgarie à la zone euro, mentionnée par Borissov, pourrait également être impactée par cette crise politique.
