Publié le 14 janvier 2026 à 15h22. Après plus de 560 jours d’incarcération, Enoch Burke a été libéré de la prison de Mountjoy afin de préparer sa défense dans une nouvelle affaire judiciaire, tout en réaffirmant son intention de reprendre son poste d’enseignant dans l’établissement qui l’a licencié.
- Enoch Burke a été libéré par le tribunal de grande instance pour lui permettre de se préparer à contester la composition d’un comité d’appel disciplinaire.
- Il a immédiatement déclaré qu’il comptait reprendre son travail à l’école Wilson’s Hospital, malgré son licenciement.
- Le juge a souligné que toute nouvelle intrusion dans l’établissement entraînerait un retour immédiat en prison.
Enoch Burke, enseignant controversé, a quitté la prison de Mountjoy ce mercredi, suite à une décision du juge Brian Cregan. Cette libération conditionnelle lui permet de préparer sa contestation de la composition du comité d’appel disciplinaire chargé d’examiner son licenciement de l’école hospitalière Wilson, située dans le comté de Westmeath. M. Burke avait été incarcéré pour intrusion répétée dans l’établissement scolaire, après avoir refusé de se conformer aux directives concernant l’utilisation du nouveau nom et des pronoms d’un élève transgenre.
Le juge Cregan a exprimé son étonnement face à la situation, estimant que M. Burke avait une « capacité sans précédent » à compliquer sa propre défense. Il a averti que l’école était libre de saisir immédiatement le tribunal si M. Burke venait à récidiver, ce qui entraînerait son renvoi en prison sans délai. L’affaire actuelle porte sur la contestation de la composition du comité d’appel, M. Burke contestant l’objectivité de l’enseignante Geraldine O’Brien, membre de ce comité.
Cette nouvelle contestation intervient après qu’Enoch Burke ait déjà réussi à faire écarter un autre membre du panel d’appel devant la Cour d’appel l’année dernière. Le juge Cregan a justifié sa décision de libérer M. Burke par la nécessité de lui accorder le temps nécessaire pour préparer son dossier, soulignant qu’il agissait dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice.
Cependant, M. Burke a affiché un scepticisme marqué quant aux motivations du tribunal.
« Je ne trouve pas du tout crédible que la libération soit due au fait que le tribunal s’intéresse aux intérêts de la justice. »
Enoch Burke, enseignant
Il a insisté sur son intention de reprendre son poste à l’école Wilson’s Hospital, affirmant qu’il s’y rendrait « aujourd’hui ou demain ».
Rosemary Mallon, l’avocate représentant l’école, a demandé au tribunal de reconsidérer sa décision à la lumière de ces déclarations. Le juge Cregan a répliqué que les objections de M. Burke étaient « absurdes » et a réitéré que sa libération visait uniquement à lui permettre de préparer son dossier.
« Vos observations sont absurdes et c’est l’occasion pour vous de préparer correctement votre dossier. »
Juge Brian Cregan
L’audience a été perturbée par l’intervention de deux frères de M. Burke, Isaac et Siméon. L’audio d’Isaac a été coupé sur ordre du juge, tandis que Siméon, avocat, a été prié de quitter la salle après avoir refusé de se présenter correctement et avoir fait état d’un « piège ». Le juge a précisé que Siméon Burke n’était pas autorisé à prendre la parole.
Le juge a finalement réaffirmé que M. Burke serait immédiatement renvoyé en prison s’il se présentait à l’école. M. Burke a répondu par des accusations de manipulation, ce qui a conduit le tribunal à couper son audio. La contestation du comité d’appel disciplinaire a été reportée au début du mois de février.
