Publié le 17 janvier 2026 15:51:00. Une épidémie d’intoxication alimentaire causée par la toxine botulique a touché des dizaines d’habitants de Canicattì, en Sicile, fin décembre et début janvier, avec deux cas graves nécessitant une hospitalisation en soins intensifs.
- Des tests effectués à l’institut Spallanzani de Rome ont confirmé la présence de la toxine botulique, produite par la bactérie Clostridium botulinum, à l’origine de l’intoxication.
- Deux patients, un homme de 57 ans et un jeune homme de 18 ans, ont été admis en soins intensifs à l’hôpital San Giovanni di Dio de Canicattì en raison de complications neurologiques.
- L’enquête se concentre sur l’origine de la contamination, avec une attention particulière portée aux conserves, notamment les olives assaisonnées, et aux pratiques d’hygiène en cuisine.
L’alerte a été donnée fin décembre, lorsque de nombreux habitants de Canicattì, d’Agrigente et de Caltanissetta ont commencé à se plaindre de troubles gastro-intestinaux. Initialement attribués à de simples intoxications alimentaires, fréquentes pendant les fêtes de fin d’année, les symptômes ont persisté malgré les traitements, suscitant l’inquiétude des médecins.
La situation est devenue critique avec l’hospitalisation de deux patients en soins intensifs. L’homme de 57 ans est sorti du coma récemment, après plusieurs jours de soins intensifs. Les complications neurologiques observées chez les deux patients ont rapidement orienté les investigations vers une cause plus grave qu’une simple intoxication alimentaire.
Les analyses réalisées à l’institut Spallanzani de Rome ont finalement confirmé les craintes : la toxine botulique était bien en cause. Cette toxine, extrêmement puissante, peut provoquer une paralysie musculaire et, dans les cas les plus graves, entraîner la mort.
L’origine précise de la contamination reste à déterminer. Si l’hypothèse du maquereau a été évoquée, les autorités sanitaires penchent désormais pour une contamination survenue lors de la préparation ou de la conservation d’aliments en conserve, comme les olives assaisonnées. L’utilisation commune d’ustensiles de cuisine pour différents aliments pourrait avoir favorisé la propagation de la bactérie Clostridium botulinum.
Les autorités sanitaires locales ont lancé une enquête approfondie pour identifier la source de la contamination et prévenir de nouveaux cas. Des mesures d’hygiène renforcées ont été mises en place dans les établissements concernés.
AgrigenteActualités est également disponible sur Mobile ! Téléchargez l’application pour rester toujours à jour.
