Publié le 6 novembre 2025 à 15h31. Un objet interstellaire, 3I/ATLAS, accélère de manière inexpliquée en se rapprochant de la Terre, défant les lois de la physique et suscitant l’hypothèse d’une origine artificielle.
- L’objet interstellaire 3I/ATLAS présente une accélération anormale qui ne peut être expliquée par la gravité solaire.
- Des anomalies dans sa composition chimique et son comportement lumineux alimentent les spéculations sur une possible origine non naturelle.
- Le télescope spatial James Webb effectuera des observations cruciales en décembre pour tenter de percer le mystère de cet objet énigmatique.
La communauté astronomique est en émoi face au comportement singulier de 3I/ATLAS, un objet interstellaire détecté pour la première fois entrant dans notre système solaire à une vitesse initiale d’environ 209 214 kilomètres par heure (130 000 miles par heure). Après avoir atteint son point le plus proche du Soleil le 29 octobre, sa vitesse a encore augmenté, atteignant environ 244 844 kilomètres par heure (152 000 miles par heure). Mais ce qui intrigue particulièrement les scientifiques, c’est un « coup de pouce » supplémentaire qui le dévie de sa trajectoire calculée, indépendamment de l’attraction gravitationnelle du Soleil.
Le Soleil concentre à lui seul 99,8 % de la masse du système solaire, et sa force gravitationnelle est donc le principal facteur déterminant la trajectoire des corps célestes. Or, 3I/ATLAS semble défier ce principe fondamental. Selon le physicien théoricien Avi Loeb, de l’Université Harvard, pas moins de dix anomalies inexpliquées ont été relevées dans le comportement de ce visiteur venu d’ailleurs.
« Si 3I/ATLAS n’est pas enveloppé d’un nuage de gaz beaucoup plus massif après son périhélie qu’il ne l’était dans les mois précédents, alors sa récente accélération non gravitationnelle doit avoir une autre cause que l’évaporation cométaire. »
Avi Loeb, physicien théoricien à l’Université Harvard
La NASA a constaté que cette impulsion mystérieuse s’est affaiblie après le passage au plus près du Soleil, mais elle reste détectable et clairement indépendante de l’attraction solaire. Les calculs suggèrent que, pour expliquer ce comportement par des processus naturels, l’objet aurait dû perdre soudainement au moins 13 % de sa masse totale lors de son approche solaire.
Les particularités de 3I/ATLAS s’accumulent et interpellent les scientifiques. Contrairement aux comètes classiques qui rougissent en s’approchant du Soleil, cet objet interstellaire a vu sa luminosité augmenter de manière anormale et a pris une teinte bleutée. De plus, son analyse révèle un mélange inhabituel de nickel et de dioxyde de carbone, alors que les comètes de notre système solaire sont principalement composées de glace et d’eau. Avec une masse estimée à 33 milliards de tonnes, sa simple existence remet en question les modèles actuels de formation interstellaire, car l’espace interstellaire ne contient pas suffisamment de matière rocheuse pour former naturellement une structure de telles dimensions.
Avi Loeb a émis l’hypothèse que 3I/ATLAS pourrait être un « vaisseau mère » alimenté par l’énergie nucléaire, ce qui expliquerait à la fois sa luminosité inhabituelle – s’il générait sa propre lumière – et sa couche externe de nickel, un métal utilisé par les humains comme protection contre les températures extrêmes dans les sondes spatiales.
La communauté scientifique attend avec impatience le mois de décembre, date à laquelle le télescope spatial James Webb effectuera des observations cruciales de 3I/ATLAS à son approche la plus proche de la Terre. Les astronomes rechercheront des preuves de l’existence d’un vaste nuage de gaz et de poussière autour de l’objet, ce qui confirmerait l’hypothèse d’une origine cométaire conventionnelle.
Si un tel nuage n’est pas détecté, l’explication de l’accélération non gravitationnelle devra être recherchée dans des alternatives plus spéculatives, y compris la possibilité que cette impulsion provienne d’un type de moteur ou de système de propulsion artificiel. L’objet atteindra son point le plus proche de la Terre dans environ six semaines, offrant une fenêtre d’observation unique. En attendant, la NASA continue de surveiller de près la trajectoire et le comportement de ce visiteur énigmatique, dont les caractéristiques continuent de défier les explications conventionnelles de l’astronomie moderne.
