Publié le 12 décembre 2025 à 22h33. Inès Rey, membre de l’exécutif du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), a jugé insuffisante la démission de José Tomé, visé par des accusations de harcèlement sexuel, et a appelé à une réaction plus rapide et plus ferme de son parti.
- La démission de José Tomé de la présidence du Conseil provincial de Lugo est considérée comme un premier pas insuffisant par une figure importante du PSOE.
- Inès Rey critique la lenteur de la direction du parti à communiquer sur cette affaire et sur l’affaire Salazar.
- Elle plaide pour une amélioration du protocole anti-harcèlement du PSOE et une plus grande fermeté dans la lutte contre ce fléau.
La maire de La Corogne, Inès Rey, a exprimé ce vendredi son insatisfaction face à la démission de José Tomé, président du Conseil provincial de Lugo, suite à des plaintes pour harcèlement sexuel. Bien qu’il ait quitté son poste au sein du Conseil provincial, il conserve son mandat de maire de Monforte de Lemos. Pour Inès Rey, cette démission partielle ne suffit pas à répondre à la gravité des accusations.
« Je pense que le fait que José Tomé ait démissionné de la présidence du Conseil provincial de Lugo n’est pas suffisant. Si l’on démissionne pour un cas de harcèlement, le cas de harcèlement ne se limite pas au Conseil provincial », a-t-elle déclaré sur Cadena SER. Elle a ajouté que la situation n’était « pas édifiante » et qu’il était nécessaire d’agir avec « fermeté » dans ce type de cas.
« S’il y a des signes d’un délit, nous devons évidemment nous adresser au parquet et nous devons soutenir et accompagner les victimes sur ce chemin, qui est compliqué, qui est douloureux et elles ne peuvent pas se sentir seules. »
Inès Rey, membre de l’exécutif du PSOE
Inès Rey a également critiqué le manque de transparence de la direction du PSOE dans la gestion de cette affaire et de l’affaire Salazar. « Je ne trouve pas beaucoup d’explications, et ce qui m’inquiète, c’est que le parti et les citoyens non plus », a-t-elle affirmé. Elle a souligné l’importance pour le PSOE, présenté comme un parti féministe, de donner une réponse forte et rapide.
« Dans un cas comme celui-ci, je pense que nous devons être très forts, agir avec fermeté et rapidité. Les citoyens et les électeurs attendent une réponse du parti du féminisme qui a réalisé toutes les réformes juridiques et la réalisation des droits des femmes », a-t-elle insisté. Elle a conclu en affirmant que « ce type de comportement, en plus d’être intolérable, nous avons l’obligation de l’éradiquer ».
Interrogée sur la réaction du PSOE à l’affaire Salazar, Inès Rey a qualifié celle-ci de « très énergique », tout en reconnaissant que la situation évoluait rapidement. Elle a suggéré que le protocole anti-harcèlement du parti pourrait nécessiter des améliorations. « En tout cas, dans ce parti, nous agissons parfois plus vite et d’autres fois moins vite que nous le souhaiterions. Ce qui se passe, c’est qu’il semble que parfois la force soit confondue avec le fait de l’enlever », a-t-elle déclaré, appelant à une action ferme tant au niveau fédéral qu’en Galice pour lutter contre ces comportements inacceptables.
